Assurance emprunteur : le gouvernement part en guerre contre ces banques qui ne respectent pas les règles
Les services du ministère de l’Économie et des Finances sont en train de se pencher sur le marché français de l’assurance emprunteur et plus particulièrement les pratiques des banques, que des courtiers accusent d’entraves, selon un courrier consulté dimanche par l’AFP.
🎁 Offre Assurance Vie Mon Petit Placement : 50 euros offerts !
Bénéficiez de cette offre exclusive via FranceTransactions.com, 50 euros offerts pour seulement 300 euros versés avec le code FT50, lors de votre prémière souscription de votre contrat d’assurance vie Mon Petit Placement effectuée entre le 1er juillet et le 31 juillet 2026. Voir condition sur la page dédiée à cette offre.
Le sénateur socialiste Martial Bourquin, auteur de plusieurs amendements visant à libéraliser davantage le marché de l’assurance emprunteur, avait récemment écrit au ministre Bruno Le Maire pour le sensibiliser à "la situation des courtiers", après avoir été "alerté par l’Association Professionnelle des Intermédiaires en Crédits (APIC)".
Certaines banques imposeraient le choix de l’assureur emprunteur à leurs courtiers
Dans sa réponse au parlementaire, Bruno Le Maire écrit avoir demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ainsi qu’au Trésor de "faire le point sur ce dossier". Le ministre promet "d’apporter une réponse dans les meilleurs délais", selon ce courrier daté du 10 février, dont l’AFP a obtenu une copie, confirmant des informations des Échos.
Dans sa lettre, M. Bourquin dénonçait aussi le fait qu’"en décembre 2019, plusieurs groupes bancaires ont modifié les conventions qu’ils ont avec les courtiers : diminution de la commission bancaire, frais de dossiers pour les clients qui augmentent, et déconventionnement si trop de délégations d’assurance réalisées par le courtier". Sollicitée par l’AFP, la Fédération bancaire française n’avait pas encore réagi à ces informations.
Assurance emprunteur : un marché de 9 milliards d’euros
Estimé à 9 milliards d’euros, le marché français de l’assurance emprunteur, très convoité dans un contexte de taux bas qui érodent les marges bancaires sur les crédits, reste largement dominé par les établissements bancaires qui profitent généralement de la signature d’un prêt pour placer leur assurance de crédit "maison".
Assurance emprunteur : des assouplissements peu efficaces
En 2010, la loi Lagarde avait ouvert la possibilité pour l’emprunteur de choisir une autre assurance que celle proposée par sa banque. En 2018, un amendement porté par M. Bourquin avait aussi permis de renégocier chaque année tout contrat d’assurance emprunteur, un dispositif encore renforcé en octobre par un nouveau texte adopté au Sénat précisant diverses dispositions, sans véritable succès toutefois pour le moment.
La chute des marchés financiers en avril a rapidement été gommée. L’encours en assurance vie bat un nouveau record historique en mai à 2 162 milliards d’euros. Les épargnants ont encore versé (...)
Si les fonds euros ont servi en moyenne 2.63% en 2025 selon l’ACPR, l’institution souligne l’écart de rendement possible pour deux épargnants assurés auprès du même assureur, selon les (...)
La jeune SCPI IROKO Atlas, dont l’objectif de performance, non garanti, sur le long terme est de 7% brut, est désormais éligible en assurance vie via le contrat d’assurance vie patrimonial (...)
Les épargnants ont versé pas moins de 66 milliards d’euros sur les produits structurés en 2025, dont 80% via l’assurance vie, un montant record. L’AMF rappelle que ces produits proposent des (...)