Bourses mondiales : pandémie II, le retour, l’OMS redoute 2 millions de morts COVID,
Les Bourses européennes ont globalement terminé en baisse vendredi, au terme d’une semaine chaotique où les investisseurs ont été confrontés aux conséquences des hausses des cas de Covid-19 partout en Europe.
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Paris a perdu 0,69% et Francfort 1,09%. Londres a terminé en légère hausse de 0,16% mais "le marché britannique avait moins bien résisté la veille", nuance David Madden, analyste de CMC Markets.
La journée, comme la semaine, a encore tourné autour des préoccupations sanitaires.
"La baisse est liée à l’accroissement des cas de Covid-19, qui guide les Bourses en 2020. Mais contrairement au mois de mars, les investisseurs savent ce qui se passe", analyse Lara Nguyen, gérante privée chez Fastea Capital.
"Le marché ne s’enfonce pas mais baisse progressivement, jour après jour. Cela montre qu’il ne surréagit pas", estime-t-elle. Elle pointe également le fait que la volatilité, si elle a augmenté, reste très loin des niveaux de crise.
Les mesures de restriction mises en place dans toute l’Europe "nous laissent penser qu’un reconfinement au moins partiel pourrait être possible et envisagé", juge Valentin Bulle, gérantpour Dôm Finance.
"Les investisseurs se demandent si les plans de relance des Etats et les mesures des banques centrales vont suffire" pour maintenir le rebond enclenché depuis la fin des déconfinements, note Mme Nguyen.
Sur le marché de la dette, les taux d’intérêts ontune fois encore été stables, avec une légère baisse pour la France et l’Allemagne tandis que les taux italiens sont un peu remontés.
MAUVAISE JOURNÉE POUR L’AUTOMOBILE
Les valeurs automobiles ont été délaissées à Francfort, à l’instar de Volkswagen et BMW (-2,61% à 59,06 euros). En France, Peugeot a également reculé de 1,62% à 15,20 euros et Renault de 2,35% à 21,57 euros.
LAGARDERE ET WILLIAM HILL FLAMBENT
En France, le titre Lagardère a spectaculairement grimpé de 32,28% à 20,12 euros vendredi, au lendemain de l’annonce d’une prise de participation de Bernard Arnault au capital de l’entreprise, en pleine bataille entre actionnaires.
De son côté, le géant des paris coté à Londres William Hill (+43,47% à 312,20 pence) a confirmé avoir reçu deux offres de rachat de la part de la société d’investissement Apollo, et du groupe de casinos Caesars Entertainment.
LES BANQUES CHUTENT
Les valeurs bancaires ont encore chuté pourclore une semaine cauchemardesque marquée, en plus des craintes sanitaires, par une enquête sur le blanchiment d’argent transitant sur leurs comptes. Crédit agricole a perdu 3,48% à 7,16 euros, BNP Paribas 2,92% à 30,25 euros et Société Générale 2,75% à 10,90 euros.
En Allemagne, la Deutsche Bank a encore perdu 2,49% à 6,77 euros et à Londres, Barclays a cédé 1,42% à 91,55 pence.
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