CHU de Nantes : le permis de construire du futur hôpital signé
Le permis de construire du futur CHU de Nantes, censé ouvrir en 2026, a été signé mardi à la préfecture, ouvrant la voie aux travaux qui feront sortir de terre ce colossal projet à près d’un milliard d’euros.
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CHU de Nantes : le permis de construire du futur hôpital signé
"Il n’y a pas aujourd’hui, sur le territoire français, de projet dans le domaine sanitaire qui ait un tel impact et un tel retentissement", a déclaré Claude d’Harcourt, le préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire.
La signature du permis de construire s’est accompagnée de celles de l’autorisation environnementale unique et du permis d’exploitation accordé au titre du code minier, trois sésames qui avaient obtenu, le 5 juin, les avis favorables d’une commission d’enquête indépendante, sollicitée dans le cadre d’une enquête publique.
Le futur CHU devrait être implanté sur environ dix hectares sur l’île de Nantes, au coeur de la ville : il implique de rassembler sur le même site les hôpitaux Hôtel-Dieu, Mère et Enfant, ainsi que celui de Laennec, actuellement excentré.
Le début des travaux est prévu fin 2020 pour une ouverture en 2026, à moins que le calendrier soit perturbé par d’éventuels recours administratifs de la part des opposants au projet. Sesdétracteurs avaient dénoncé "la loi du silence entourant le projet d’implanter un nouveau CHU à Nantes, dans une zone inondable et hyper-densifiée", dans une tribune diffusée en avril.
Le délai pour déposer un recours est de deux mois concernant le permis de construire, quatre mois pour l’autorisation environnementale, a rappelé la préfecture.
D’un coût total de 953 millions d’euros dont 108 millions d’euros d’équipement, ce futur hôpital public sera financé à hauteur de 225 millions d’euros par l’Etat, 414 millions d’euros par des emprunts, et 314 millionsd’euros par de l’autofinancement tiré notamment de la future ventre du site Laennec, a détaillé la direction.
Tourné vers la médecine ambulatoire, il comportera 1.380 lits, soit une réduction d’environ 200 lits. "Le nombre de lits, c’est tout sauf un bon indicateur", a assuré Philippe Sudreau, directeur général du CHU, qui s’est voulu rassurant sur l’avenir des 12.000 employés de l’hôpital.
Concernant la crise des urgences, touchées depuis plusieurs mois par un mouvement de grève national, M. Sudreau a assuré que le service dans le futur CHU avait été "calibré en anticipant la hausse continue qu’on enregistre de 3 à 4 % d’activité tous les ans", sans chiffrer d’éventuels recrutements de personnel.
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