La Bourse de Paris a fini en légère hausse lundi (+0,27%), les investisseurs, rassurés par le volontarisme de la banque centrale chinoise face au coronavirus, préférant toutefois se ménager en l’absence de Wall Street.
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La Bourse de Paris se ménage en l’absence de Wall Street (+0,27%)
L’indice CAC 40 a pris 16,60 points à 6.085,95 points, dans un volume d’échanges faible de 2,6 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini en baisse de 0,39%. La cote parisienne a passé l’essentiel de la séance en légère hausse. "La journée a été très calme et attentiste du fait de la fermeture des marchés américains", a souligné auprès de l’AFP Lara Nguyen, experte en investissements financiers au sein de Milleis Banque. Le coronavirus reste par ailleurs le principal sujet d’attention, même si "le marché fait preuve d’une grande résilience" en la matière, a ajouté l’experte. "Lors de l’épidémie de Sras entre décembre 2002 etmars 2003, l’indice CAC 40 avait perdu 20% alors que depuis le début de celle de coronavirus il n’a perdu que 2%", a-t-elle observé. "Pourtant à l’époque, la Chine ne représentait que 5% du PIB mondial contre 17% actuellement". "C’est vraiment le soutien des banques centrales qui fait la différence", a-t-elle complété.
La Banque centrale chinoise en a d’ailleurs fourni une illustration lundi en réduisant de nouveau le coût de financement des banques commerciales, dans le cadre des efforts tous azimuts déployés par Pékin pour soutenir une économie paralysée par l’épidémie du nouveau coronavirus. L’institut d’émission a proposé lundi 200 milliards de yuans aux banques sous forme de facilités de prêts à moyen terme (MLF) d’un an, et ce à des conditions améliorées. Le taux d’intérêt demandé a ainsi été abaissé à 3,15%, au plus bas depuis 2017, contre 3,25% précédemment.
La banque centrale avait déjà abaissé il y a deux semaines ses taux pour ses prêts de court terme (à sept et 14 jours) aux établissements financiers, tout en injectant 1.200 milliards de yuans (173 milliards de dollars) dans le système. Le bilan de l’épidémie de pneumonie virale est monté lundi à près de 1.770 morts en Chine continentale, selon des chiffres officiels publiés qui confirment une décrue, même si l’Organisation mondiale de la santé a averti que la propagation du coronavirus reste "impossible à prévoir".
Pour Mme Nguyen, outre les banques centrales, "les publications d’entreprises globalement supérieures aux attentes aussi bien en Europe qu’aux États-Unis donnent aussi une assise supplémentaires aux indices boursiers".
Sur le terrain des valeurs, Faurecia a gagné 6,53% à 45,83 euros, fort d’une rentabilité maintenue l’an dernier et d’un flux de trésorerie supérieur aux attentes.
Le secteur automobile a été globalement bien orienté, à l’instar de Valeo (+1,80% à 27,70 euros), Plastic Omnium (+1,93% à 23,75 euros), Peugeot (+0,98% à 19,56 euros) ou encore Michelin (+3,17% à 112,25 euros).
Renault a en revanche souffert (-4,26% à 33,03) d’un abaissement de sa recommandation par AlphaValue et de son objectif de cours pour le titre par Deutsche Bank.
Alstom a pour sa part été dynamisé (+3,50% à 50,30 euros) par la confirmation lundi de pourparlers en vue d’"une potentielle acquisition de Bombardier Transport", la branche ferroviaire du groupe canadien Bombardier.
Airbus a réussi à finir dans le vert (+0,86% à 130,98 euros), en dépit de l’annonce américaine d’un relèvement à 15% à partir du 18 mars des taxes douanières imposées aux avions Airbus importés d’Europe.
Icade a perdu 1,72% à 103,10 euros malgré une progression de ses bénéfices au-dessus des attentes l’an dernier. Le groupe a toutefois prévenu que descessions récentes allaient continuer à peser sur ses résultats en 2020.
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