Les mauvais chiffres macroéconomiques se succèdent, les investisseurs commencent à en tenir compte
La Boursede Paris a fini en baisse mercredi (-1,11%) au terme d’une séance assez hésitante où le soulagement lié aux déconfinements a finalement été balayé par les mauvais chiffres macroéconomiques.
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La Bourse de Paris prend du recul (-1,11%) face aux mauvais chiffres macroéconomiques
L’indice CAC 40 s’est replié de 49,75 points à 4.433,38 points. La veille, il avait fini sur un net rebond de 2,40%. La cote parisienne avait ouvert stable, puis a perdu progressivement du terrain. Les marchés européens "ont manqué d’allant toute la journée. Ils ont surtout digéré pour finalement baisser, mais sans qu’il soit possible d’en tirer de véritables conclusions", a souligné auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, un analyste de Dôm Finance.
L’effet positif lié à la perspective des déconfinements —qui s’accélèrent, notamment en Allemagne, et qui avaient offert un soutien aux marchés ces derniers jours— s’est un peu essoufflé. Les statistiques du jour "n’ont pas vraiment aidé,même si de mauvais chiffres étaient de toutes façons attendus", a ajouté M. Larrouturou. Le travail dans le secteur privé américain s’est effondré en avril en raison des mesures de confinement, avec 20,236 millions d’emplois perdus, selon l’enquête mensuelle de la firme de services aux entreprises ADP, un chiffre toutefois inférieur aux prévisions.
La Commission européenne a prévu mercredi une récession "historique" dans l’UE cette année en raison de la pandémie, qui se traduira selon elle par une chute record du PIB de 7,7% en zone euro, puis un rebond de 6,3% en 2021. En France, le produit intérieur brut devrait reculer de 8,2% en 2020. L’Italie devrait pour sa part entrer en 2020 dans une "profonde récession" avec un PIB en recul de 9,5% et une dette publique au plus haut (158,9% du PIB).
Quant aux résultats, "là encore les marchés sont un peu hésitants, ils ne savent pas bien comment accueillir des publications forcément impactées par la crise et des prévisions qui font surtout état du manque de visibilité", a estimé M. Larrouturou.
Sur le front des valeurs, Axa agagné 0,72% à 15,95 euros, fort d’un bilan solide pour le premier trimestre, même s’il s’attend à ce que la crise ait un "impact significatif" sur ses performances pour le reste de l’année.
Après un début de séance positif, Crédit Agricole a finalement perdu 2,32% à 7 euros, même si le groupe a assuré pouvoir absorber le choc de la crise sanitaire malgré le triplement de ses provisions qui a entamé son bénéfice net au premier trimestre.
Solvay a gagné 3,52% à 72,98 euros. Le groupe chimique belge anticipe un second trimestre encore plus difficile que le premier, où son bénéfice net a chuté de 18% à cause des conséquences de la pandémie. Mais son bénéfice d’exploitation (EBITDA) est toutefois resté quasi-stable.
Aperam a reculé de 5,90% à 22,17 euros malgré un bénéfice net de 29 millions d’euros, en hausse de 16%, lors d’un premier trimestre quasi "normal". Le groupe s’attend à un impact négatif plus important de la crise sanitaire au trimestre suivant.
ALD a perdu pour sa part 2,84% à 8,89 euros, lesté par un bénéfice net en baisse de 3,7%, à 128,9 millions d’euros, au premier trimestre.
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