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ING France, Orange Bank... Et maintenant Ma French Bank
Sur ce marché concurrentiel des banques en ligne, La Banque Postale souhaite arrêter les frais, bien plus tôt que prévu. Ainsi, après ING France et Orange Bank, au tour de Ma French Bank d’annoncer sa prochaine fermeture. Son objectif initial était de devenir rentable à compter de seulement 2025. Mais, suite au changement de direction, la stratégie change. La banque doit préserver ses ressources financières et se recentrer sur son métier de base. Sa filiale Ma French Bank n’a pas su suffisamment séduire. Les 750.000 clients Ma French Bank seront orientés vers les offres La Banque Postale.
255 millions d’euros de pertes
Ma French Bank a cumulé 255 millions d’euros de pertes nettes en cinq ans, de 2018 à 2022. Pour la seule année 2022, les pertes financières atteignaient 61 millions, pour un produit net bancaire de 18 millions, en forte progression, mais constitué uniquement de commissions, selon les informations publiées par l’Agefi ce jour. Avec des charges fixes annuelles d’environ 75 millions d’euros, le nombre de clients devrait être bien supérieur à celui escompté sur le plan initial. Par ailleurs, de lourds investissements devaient être effectués afin de pouvoir rivaliser avec les plateformes financières mobiles concurrentes.
161 collaborateurs reclassés
Une procédure d’information et de consultation des syndicats a été lancée en ce sens. En cas de cessation d’activité, les 161 salariés de l’établissement en ligne « se verraient proposer de poursuivre leur carrière au sein du groupe. »
Une masse critique évaluée à 5 millions de clients
Lancée en 2019 pour attirer de jeunes clients, Ma French Bank n’a jamais atteint les objectifs qui lui avaient été fixés. Elle « n’a pas atteint la rentabilité et n’a pas encore trouvé son modèle économique, reconnaît La Banque postale, dans un communiqué. Dans un marché extrêmement concurrentiel, (…) des investissements massifs seraient nécessaires pour le développement de Ma French Bank (…) mais cette orientation n’apparaît plus compatible avec le plan stratégique du groupe. »
Une offre ciblée sur les jeunes clients
La banque souhaitait mettre en avant une offre "très accessible" : "Nous serons ouverts à tous, sans condition de ressources". Avec une offre à deux euros par mois, "sans frais cachés", promet Alice Holtzman. L’établissement, qui a reçu un agrément de la Banque centrale européenne, proposera plusieurs services d’épargne et de crédit. Mais le véritable enjeu, pour la nouvelle banque, ce sont les jeunes, moins présents dans les bureaux de la Banque postale : "Ils sont attirés par une banque 100% mobile et la possibilité de suivre son compte en temps réel".
Ma French Bank visait la rentabilité en 2025
Les acteurs du secteur peinent à gagner de l’argent. "Il y a deux grands axes, répond Alice Holmzan. Maîtriser nos charges opérationnelles (….) Et avoir une base de clientèle suffisante. On ne proposera pas de prime à l’ouverture. On préfère proposer des tarifs attractifs et tout compris (…) On a l’ambition de dépasser le million de clients en 2025. A cet horizon, on aura dépassé le seuil de rentabilité". Près de 2 années avant cette échéance, l’aventure va donc s’arrêter.
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