Comme attendu, compte-tenu de l’affrontement politique entre démocrates et républicains, ce shutdown risque de durer plus longtemps que le dernier de 2018, qui avait duré 35 jours.
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Les Etats-Unis sont entrés, mercredi 1er octobre, à minuit (heure locale), en situation de "shutdown", signifiant la mise à l’arrêt d’une partie de l’administration fédérale. Plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires vont être mis au chômage technique et de fortes perturbations sont attendues dans l’attente d’une résolution face à l’impasse budgétaire actuelle au Congrès entre les républicains de Donald Trump et l’opposition démocrate.
Nouveau shutdown effectif aux USA
C’était attendu, le psychodrame du shutdown aux USA se déroule de nouveau. Faute d’accord sur le budget fédéral, les fonctionnaires concernés, ayant des postes jugés non essentiels (donc hors police, contrôleurs aériens, services d’immigration, etc.), sont invités à rester chez eux, car ils ne seront pas payés. Ainsi, la publication des statistiques sera notamment probablement retardée. Les fonctionnaires essentiels, seront payés ultérieurement, à la fin du conflit, ce qui n’est pas neutre.
750.000 fonctionnaires concernés
Le bureau budgétaire du Congrès estime que quelque 750 000 fonctionnaires seront quotidiennement mis au chômage technique. Le trafic aérien pourrait être affecté tandis que le versement de nombreuses aides sociales devrait être fortement perturbé.
-0.2% de PIB par semaine
Selon les calculs des analystes de la compagnie d’assurance Nationwide, chaque semaine de "shutdown" pourrait réduire la croissance annuelle du PIB américain de 0,2 point de pourcentage.
Donald Trump évoque des conséquences "irréversibles"
Chaque camp se rejette la faute de l’échec des négociations. Les démocrates "veulent tout fermer, nous ne le voulons pas", a ainsi assuré Donald Trump. Le président américain a aussi fait monter la pression en assurant que la situation pourrait avoir des conséquences "irréversibles", "comme licencier de nombreuses personnes", si les démocrates ne finissaient pas par accepter le budget voulu par les républicains.
Le dernier "shutdown", de fin décembre 2018 à fin janvier 2019, durant le premier mandat de Donald Trump, avait duré 35 jours – un record. Au vu du caractère très impopulaire d’une telle situation, démocrates comme républicains tentent traditionnellement d’éviter cette paralysie fédérale, parfois au dernier moment. Mais en cas d’échec, chacun tente d’en rejeter la responsabilité sur le camp adverse.
Les républicains sont majoritaires au Congrès, mais le règlement du Sénat stipule qu’un texte budgétaire doit être adopté à 60 voix sur 100, nécessitant donc au moins sept voix démocrates. Ces derniers demandent le rétablissement de centaines de milliards de dollars en dépenses de santé (notamment dans le programme d’assurance-santé "Obamacare"), ce que refuse pour l’instant l’administration de Donald Trump.
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