Bourse d’Oslo : Euronext surenchérit sur l’offre du Nasdaq
L’opérateur boursier paneuropéen Euronext a ajusté son offre d’acquisition de la Bourse d’Oslo, également convoitée par l’opérateur américain Nasdaq, proposant désormais un prix de 158 couronnes norvégiennes (16,11 euros) par action, contre 145 couronnes précédemment (14,79 euros), a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.
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Bourse d’Oslo : Euronext surenchérit sur l’offre du Nasdaq
Le montant total de l’offre d’Euronext passe ainsi de 625 millions d’euros à 695 millions d’euros, contre environ 673 millions d’euros proposés par le Nasdaq fin janvier.
A 158 couronnes par action, "représentant une prime de 44% par rapport au cours de clôture d’Oslo Børs VPS au 17 décembre 2018", l’offre révisée d’Euronext dépasse de près de 4% celle annoncée par son concurrent américain , détaille le document.
"La période d’acceptation de l’offre, qui devait auparavant expirer le 11 février 2019 à 17h30 (...), a été prolongée de 4 semaines et expirera le 11 mars 2019 à 17h30", a encore indiqué l’opérateur boursier.
Ce dernier se réserve par ailleurs le droit de prolonger cette période d’acceptation "au-delà de la période de 10 semaines àcompter du lancement de son offre ou de continuer à accepter des actions après l’expiration de la période d’acceptation".
Euronext, qui gère déjà les places de Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne et Dublin, a répété avoir déjà obtenu le soutien de la "majorité des actionnaires" de la Bourse d’Oslo, représentant 50,5 % du nombre total d’actions en circulation "par le biais d’engagements irrévocables et contraignants d’apport préalable d’actions".
"Le Conseil d’administration d’Oslo Børs VPS a décidé irrévocablement de soutenir une offre concurrente, quelle qu’en soit la durée, et n’a à aucun moment indiqué à Euronext qu’il serait favorable à une offre révisée", a toutefois rappelé le groupe.
Les ambitions de l’opérateur paneuropéen se heurtent en effet à un obstacle de taille depuis que le Nasdaq, déjà propriétaire des autres Bourses nordiques et baltes, a dévoilé début février son offre concurrente. Surtout, le projet de l’américain bénéficie du soutien unanime de la direction exécutive et du conseil d’administration de la Bourse d’Oslo, qui ont par la même occasion rejeté la première offre d’Euronext.
"Nous croyons fermement qu’une combinaison avec Euronext procure à Oslo Børs VPS (holding de contrôle de la place norvégienne, NDLR) des avantages clairs et supérieurs par rapport à toute autre offre", a insisté Stéphane Boujnah, le directeur général d’Euronext, cité dans le communiqué.
Euronext s’est dit confiant dans le fait que l’opération pourrait être réalisée "au cours du deuxième trimestre 2019".
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