Entre deux réveillons, la Bourse de Paris toujours pas à la fête (-0,60%)
La Bourse de Paris a fini en recul jeudi (-0,60%), l’humeur n’étant toujours pas à la fête après deux jours et demi de fermeture pour Noël, du fait de la baisse de Wall Street.
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Entre deux réveillons, la Bourse de Paris toujours pas à la fête (-0,60%)
L’indice CAC 40 a perdu 27,78 points pour terminer à 4.598,61 points, soit son plus bas niveau depuis début décembre 2016, dans un volume d’échanges moyen de 3,3 milliards d’euros. Lundi, il avait déjà terminé en nette baisse de 1,45%.
La cote parisienne a dans un premier temps profité de la bonne performance de la Bourse de New York la veille, avant de s’essouffler et de finalement inverser la tendance.
"Le marché baisse encore alors qu’il était déjà très bas et quasiment aucun secteur n’a réussi à tenir", a relevé auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué chez Diamant bleu gestion.
"En début de séance la cote parisienne a profité" du rebond spectaculaire de Wall Street mercredi, grâce "à de bonnes nouvelles comme celle notamment du cessez-le-feu entre le patron de la Fed et le président américain", a poursuivi l’expert.
Des commentaires d’un conseiller de la Maison Blanche, Kevin Hassett, qui a assuré que le poste de Jerome Powell à la présidence de la Banque centrale américaine n’était aucunement menacé, ont ainsi apaisé les craintes d’un possible limogeage du patron de l’institution par Donald Trump.
"Mais ensuite", selon M. Larrouturou, "comme la Bourse de New York n’a pas réussi à tenir jeudi, le marché a renoué avec sa tendance naturelle, à savoir la baisse, car il anticipe un mauvais scénario macroéconomique pour l’an prochain."
Les deux principaux indicateurs de la séance n’ont pas aidé les indices à redresser la barre.
La confiance des consommateurs aux États-Unis s’est à nouveau érodée en décembre pour le deuxième mois consécutif, selon l’indice publié jeudi par le Conference Board, tandis que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis ont légèrement reculé la semaine dernière, contrairement aux attentes des analystes.
– Valeo plus forte baisse -
Du côté des valeurs, la grande majorité des titres du CAC 40 ont fini en baisse.
Dans le secteur automobile, Valeo a particulièrement souffert, enregistrant le plus fort recul . Renault a perdu 2,22% à 53,68 euros, Michelin 2,53% à 83,22 euros et Peugeot 0,39% à 18,10 euros.
Vinci a gagné 0,20% à 70,64 euros, après l’annonce de la signature d’un accord par sa filiale Vinci Airports pour devenir l’actionnaire majoritaire de l’aéroport londonien de Gatwick, le deuxième du Royaume-Uni, une transaction à 3,22 milliards d’euros.
Engie abaissé de 2,12% à 12,02 euros, alors que la Thaïlande a finalement autorisé le groupe énergétique français à céder trois milliards de dollars d’actifs dans le royaume à un grand groupe thaïlandais, qui a offert des garanties pour éviter de se retrouver en situation de monopole.
DBV Technologies a continué à regagner du terrain (+9,54% à 10,68 euros), après s’être effondré jeudi à la suite du retrait de sa demande d’autorisation de mise sur le marché aux États-Unis de son produit le plus avancé, Viaskin Peanut.
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