Inquiète d’une guerre commerciale, la Bourse de Paris perd brièvement plus de 2%
Inquiète d’une guerre commerciale après les annonces protectionnistes de Donald Trump, la Bourse de Paris accentuait son recul à la mi-journée, s’installant sous les 5.200 points et perdant même brièvement plus de 2%.
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Inquiète d’une guerre commerciale, la Bourse de Paris perd brièvement plus de 2%
A 14H16 , l’indice CAC 40 lâchait 101,22 points à 5,161,34points, soit une perte de 1,92%, dans un volume d’échanges de 1,9 milliard d’euros. La veille, il avait déjà perdu 1,09%.
La cote parisienne a ouvert en baisse et n’a cessé de creuser ses pertes au cours de la matinée, annulant quasiment son rebond des quinze derniers jours.
La chute a été "initiée par le déclenchement d’une guerre commerciale par le président américain", ont souligné les experts de Mirabaud Securities Genève.
La menace jeudi du président américain Donald Trump d’imposer dès la semaine prochaine de fortes taxes sur les importations d’acier et d’aluminium aux États-Unis, laissant poindre le risque d’une guerre commerciale, a suscité des réactions indignées dans le monde et fragilisé les marchés boursiers.
Sur le terrain des valeurs, les titres liés à la sidérurgie et à la métallurgie étaient logiquementpénalisés.
ArcelorMittal reculait ainsi de 3,19% à 26,83 euros, sans profiter de l’annonce commune avec son rival japonais Nippon Steel and Sumitomo Metal (NSSM) d’un accord pour acquérir ensemble le groupe indien Essar Steel, dans le cadre de la procédure de liquidation de l’entreprise.
Eramet s’enfonçait de 5,74% à 119,80 euros. Le nickel et le manganèse, dont il est producteur, entrent dans la composition de l’acier.
Le secteur de l’aéronautique, gros consommateur d’acier, souffrait également, à l’instar de Safran (-3,53% à 85,82 euros) ou encore d’Airbus (-3,01% à 94,18 euros).
Vallourec était à l’inverse un des rares titres à surnager (+1,12% à 4,62 euros) dans le sillage de ces annonces américaines, le fabricant de tubes sans soudure disposant d’une forte implantation aux États-Unis, qui devrait le prémunir davantage que ses concurrents d’une forte hausse des tarifs de l’acier et de l’aluminium.
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