L’ESMA prolonge de 3 mois l’interdiction totale portant sur les options binaires
L’ESMA, l’Autorité Européenne des Marchés Financiers, a prolongé de 3 mois l’interdiction de commercialisation des options binaires mise en place en ce début d’été auprès des particuliers, pour une nouvelle période de 3 mois à compter du 2 octobre 2018. La restriction sur les CFD est de son côté en place depuis début août.
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Options binaires : publicité, distribution et commercialisation interdites
La commercialisation d’options binaires auprès des particuliers au sein de l’Europe est illégale depuis le 2 juillet dernier. L’ESMA, l’équivalent de notre AMF au niveau européen, a reconduit l’interdiction portant sur les options binaires pour 3 mois supplémentaires à partir du 2 octobre 2018. Ces produits ultra risqués peuvent être employés pour parier sur les fluctuations de devises, taux, actions ou autres variables financières, sans avoir à détenir les actifs sous-jacents.
Cette mesure vise à protéger les particuliers dont le comportement n’est pas assimilable à celui d’investisseur averti. Les pertes financières des particuliers étant légion, essentiellement à un manque de compréhension du mode de fonctionnement de ces instruments financiers.
En France, la publicité pour les options binaires, les CFD ou le trading sur le Forex est illégale.
CFD : 76% de perdants en moyenne auprès des 30 principaux intermédiaires
Le marché des CFD est également sous surveillance. Depuis début août les intermédiaires proposant d’investir sur les CFD sont tenus de publier le taux de clients perdants sur la page d’accueil de leur site Internet. Par ailleurs, des restrictions appliquées sur les CFD limitent le recours à l’effet de levier (endettement) et de fixer de nouvelles règles en matière de dépôts de garanties et d’appels de marge.
Le taux d’investisseurs particuliers perdant étant logiquement au-delà des 50% (le trading sur CFD étant comme les options un investissement financier au global à somme nulle, ce que perdent les uns est gagné par les autres). Mais ce taux de clients perdants est largement supérieur à 50, à 76% en moyenne auprès de 30 courtiers les plus importants opérant sur la zone Euro (source Financial Magnates). Ce qui indique que quelques uns seulement gagnent beaucoup, et que la grande majorité des clients sont perdants. La moyenne des pertes financières était de 10.000€ selon les estimations de l’AMF en 2016.
Classement des courtiers selon le taux de clients perdants
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