La Bourse de Paris à l’arrêt en raison d’un problème technique
La Bourse de Paris restait figée en légère hausse (+0,26%) lundi matin en raison d’un problème technique affectant l’opérateur boursier Euronext, après avoir ouvert avec plus d’une heure de retard.
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La Bourse de Paris à l’arrêt en raison d’un problème technique
A l’arrêt depuis 10H38 , l’indice CAC 40 prenait 13,08 points à 4.980,45 points, après avoir ouvert à10H20 (09H20 GMT) au lieu de 09H00 (08H00 GMT) habituellement. Vendredi, l’indice avait fini en nette baisse de 1,29%.
Le problème technique qui a affecté le calcul du CAC 40, l’indice phare de la place parisienne, au démarrage, a donc recommencé une vingtaine de minutes seulement après l’ouverture retardée, entraînant une suspension de l’ensemble des titres cotés.
"Les problèmes techniques n’ont pas encore été complètement résolus", a précisé Euronext dans un avis publié sur son site. Le gestionnaire boursier n’était pas en mesure d’expliquer l’origine du"bug".
En revanche, les échanges opèrent normalement sur les contrats à terme (+futures+) de la Bourse de Paris et de celle d’Amsterdam, précise l’opérateur.
"Les inquiétudes au sujet des taux d’intérêt plus élevés aux Etats-Unis, de l’incertitude politique en Italie ainsi que de la géopolitique ont pesé sur l’état d’esprit des investisseurs" au cours de la semaine passée, a observé David Madden, un analyste de CMC Markets. Les marchés restent "nerveux", a-t-il ajouté.
En ce qui concerne l’Italie, l’agence américaine Standard&Poor’s a abaissé vendredi la perspective de la dette du pays, dans un verdict un peu moins sévère que la dégradation de la note opérée par Moody’s la semaine d’avant.
Les investisseurs s’apprêtaient à décortiquer également le budget du Royaume-Uni, aux allures de casse-tête financier en pleines négociations incertaines sur le Brexit.
En outre, "de nouveaux troubles se préparent en Europe", a estimé M. Madden, tandis que les deux grands partis de la fragile coalition gouvernementale allemande ont essuyé un revers électoral lors d’un scrutin régional en Hesse.
Dans ce contexte difficile, les entreprises publiaient leurs résultats trimestriels des deux côtés de l’Atlantique. Aucun indicateur majeur n’était attendu lundi, mais plusieurs poids lourds du CAC 40 dévoileront leurs comptes à partir de mardi.
"La saison des résultats à Paris est unpeu terne, avec des poches de fragilité qui sont bien perceptibles au niveau des valeurs bancaires et des équipementiers automobiles", a commenté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.
"La baisse des perspectives de croissance et les inquiétudesà propos du marché chinois, qui a été souvent un relais de croissance pour les entreprises françaises, nuisent nettement à la dynamique boursière actuelle", a-t-il complété.
Du côté des indicateurs, l’agenda était relativement dégarni, en dehors des dépenses et revenus des individus aux Etats-Unis en septembre.
En matière de valeurs, juste avant la suspension des cotations, Plastic Omnium perdait 4,42% à 21,41 euros, dans un contexte où les équipementiers automobiles étaient délaissés par les investisseurs.
EssilorLuxottica bénéficiait (+1,50% à 121,95 euros) par un relèvement de sa recommandation par RBC Capital.
ADP montait de 0,71% à 184,60 euros, soutenu par un chiffre d’affaires sur neuf mois en progression de 29,2%, grâce à l’intégration du groupe turc TAV Airports et de l’aéroport d’Amman ainsi qu’à un traficsoutenu.
GTT gagnait 1,33% à 64,75 euros, porté par la confirmation de ses objectifs annuels après avoir enregistré une hausse de son chiffre d’affaires sur les neuf premier mois de l’année.
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