La Bourse de Paris assombrie par les tensions russo-américaines (-0,56%)
La Bourse de Paris a fini en baisse mercredi, assombrie une nouvelle fois par la géopolitique, les investisseurs redoutant la montée des tensions entre la Russie et les Etats-Unis dans le conflit syrien.
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La Bourse de Paris assombrie par les tensions russo-américaines (-0,56%)
L’indice CAC 40 a perdu 29,62 points à 5.277,94 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,1 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,84%.
La cote parisienne a ouvert en léger repli, avant de creuser ses pertes dans la matinée à mesure que la défiance gagnait du terrain chez les investisseurs.
"Aujourd’hui le marché pâtit des craintes des investisseurs face au regain de tensions entre Russie et Etats-Unis dans le conflit syrien", a observé auprès de l’AFP Marco Bruzzo, directeur général délégué de Mirabaud Asset Management.
Le président américain Donald Trump a averti mercredi la Russie de frappes imminentes contre la Syrie, peu après que Moscou eut mis en garde contre tout acte pouvant "déstabiliser la situation déjà fragile dans la région".
"Les investisseurs redoutent une escalade et adoptent du coup une approche très prudente", a noté M. Bruzzo.
"Cette poussée de tension se traduit aussi, a-t-il poursuivi, par une hausses des cours du pétrole, avec unbaril de Brent de la mer du Nord à son plus haut niveau depuis fin 2014, au-dessus de 71 dollars", ce qui joue en faveur des titres liés au secteur mais également des valeurs considérées comme des refuges, notamment le luxe.
"A l’inverse les titres cycliques, les plus sensibles à laconjoncture, sont pénalisés", a-t-il complété.
"D’un jour à l’autre les rotations sectorielles sont importantes, car le marché fait face à un regain de volatilité, puisque la veille les mots apaisants dans la guerre commerciale sino-américaine avaient permis à la place de rebondir", a noté l’expert.
Le président chinois Xi Jinping a promis une "nouvelle phase" d’ouverture de l’économie chinoise mardi, avec un abaissement dès cette année des droits de douane sur les importations d’automobiles, des annonces saluées dans la soirée par le président américainDonald Trump.
Les investisseurs attendent aussi le compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine mais ne redoutent pas de mauvaises surprises.
– Valeurs cycliques pénalisées -
Du côté des indicateurs, les prix ont légèrement reculé aux Etats-Unis en mars pour la première fois depuis mai 2017, surprenant les analystes, et le salaire horaire moyen a accéléré sa hausse en mars.
Sur le terrain des valeurs, les valeurs cycliques reculaient nettement, à l’instard’Airbus en recul de 3,13% à 92,43 euros, de Renault (-2,77% à 93,36 euros) ou Michelin (-1,36% à 120 euros).
Aperam est monté de 3,14% à 40,03 euros après que le producteur d’acier, contrôlé majoritairement par la famille Mittal, a annoncé mercredi qu’il allait acheter le groupeallemand VDM Metals pour 438 millions d’euros.
TechnipFMC a profité à plein de la hausse des cours du brut, prenant 5,57% à 25,59 euros.
Le secteur du luxe a aussi été très recherché, LVMH gagnant 1,13% à 278,25 euros et Kering 1,44% à 435,50 euros.
Rémy Cointreau a perdu 4,32% à 113 euros, lesté par un abaissement de sa recommandation à "neutre" contre "surperformance" auparavant par JP Morgan.
Air France-KLM a fini à l’équilibre (+0,05% à 8,74 euros). La majorité des syndicats d’Air France appelant à la grève pour les salaires, notamment ceux représentant les pilotes, acceptent de se rendre jeudi à la négociation proposée par la direction mais sans lever leurs préavis, ont-ils annoncé mercredi à l’AFP en marge d’un rassemblement à Roissy.
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