La Bourse de Paris clôture sur des espoirs d’avancées aux USA (+0,84%)
La Bourse de Paris a clôturé mardi une nouvelle séance haussière (+0,84%), bénéficiant de l’accord de principe qui éloigne la perspective d’une nouvelle paralysie partielle de l’administration fédérale aux Etats-Unis.
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La Bourse de Paris clôture sur des espoirs d’avancées aux USA (+0,84%)
L’indice CAC 40 a gagné 41,88 points pour terminer à 5.056,35 points, dans un volumed’échanges modéré de 3,60 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 1,06%.
La cote parisienne est restée dans le vert durant toute la séance.
Ce rebond repose "sur des espoirs d’avancées sur les deux thèmes qui intéressent les marchés", à savoir "le faitqu’on aille vers un accord" pour éloigner le spectre d’un nouveau "shutdown" et "des éléments de langage qui laissent à penser qu’il y a peut-être du mieux sur le front commercial", indique à l’AFP Guillaume Garabédian, responsable de la gestion conseillée chez Meeschaert Gestion Privée.
Néanmoins, concrètement, il n’y a "rien de bien solide à ce stade qui soit de nature à rassurer pour de bon les investisseurs", tempère-t-il.
Des parlementaires américains ont annoncé un accord de principe entre démocrates et républicains pour éviter une nouvelle paralysie partielle de l’administration fédérale ou "shutdown".
Le compromis prévoit 1,3 milliard de dollars notamment pour construire environ 90 km de nouvelles barrières à la frontière, loin des 5,7 milliards de dollars réclamés initialement par le président Donald Trump pour financerson mur destiné à lutter contre l’immigration illégale, sa principale promesse de campagne.
Réconfortée par cette annonce, Wall Street a ouvert en hausse.
A près de deux semaines de l’échéance imposée par Wahington, l’un des deux principaux négociateurs américains avecla Chine sur le commerce, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, est arrivé à Pékin où il a fait part mardi à la presse de son "impatience" d’entamer les discussions.
Des négociations à un haut niveau se dérouleront jeudi et vendredi dans la capitale chinoise. Un rendez-vous crucial avant l’échéance du 1er mars, date à laquelle le président américain Donald Trump menace d’augmenter des droits de douane en l’absence d’accord commercial bilatéral.
En Europe, la Première ministre britannique Theresa May a souligné mardi devant les députés qu’elle avait "besoin de temps" pour discuter avec l’UE de modifications à l’accord de Brexit conclu avec Bruxelles qui puissent satisfaire son parlement, prolongeant ainsi l’incertitude sur les modalités du divorce.
Par ailleurs, les investisseurs devraient suivre en début de soirée un discours de Jerome Powell, président de la Fed sur les communautés rurales.
– Michelin en locomotive -
En matière de valeurs, Michelin a pris la tête de l’indice CAC 40 avec un bond de 13,05% à 102,60 euros, ayant amélioré sa performance opérationnelle en 2018 et bien résisté au ralentissement chinois.
Le titre a entraîné dans son sillage la majorité du secteur automobile, soumis pourtant à rude épreuve depuis des mois, comme Valeo , Peugeot (+2,85% à 21,68 euros), Faurecia (+4,75% à 37,70 euros) et Plastic Omnium (+1,88% à 21,72 euros).
Renault a fait bande à part (-0,26% à 56,62 euros), le groupe au losange pâtissant de la chute des bénéfices pour les neuf premiers mois de l’exercice de Nissan, qui a abaissé ses prévisions annuelles.
Après un début de séance compliqué par des prises de bénéfices, Kering a avancé de 3,28% à 465,80 euros après avoir connu une année 2018 en forte croissance, tirée par son fleuron Gucci et ses performances en Chine. Par ailleurs, le groupe a "des arguments à faire valoir" dans le dossier de redressement fiscal qui pourrait lui coûter 1,4 milliard d’euros en Italie, a affirmé son PDG François-Henri Pinault.
Les autres géants du luxe, LVMH et Hermes, ont respectivement progressé de 2,25% à 294,80 euros et 1,35% à 541 euros.
Bonduelle a avancé de 2,06% à 27,25 euros. Le groupe a annoncé l’acquisition d’une usine de conditionnement de produits surgelés dans le nord-est des Etats-Unis.
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