La Bourse de Paris commence le mois de juillet du mauvais pied (-0,88%)
La Bourse de Paris a clôturé en baisse lundi (-0,88%), la guerre commerciale toujours prégnante conjuguée à la crise politique allemande alimentant la défiance des investisseurs.
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La Bourse de Paris commence le mois de juillet du mauvais pied (-0,88%)
L’indice CAC 40 a perdu 46,77 points à 5.276,76 points dans un volume d’échanges moyen de 3,6 milliards d’euros. Vendredi, ilavait fini en hausse de 0,91%.
La cote parisienne a débuté en net recul, avant de limiter un peu ses pertes au cours de la séance.
"Il y a une corrélation de toutes les places boursières mondiales pour se décharger des actifs risqués que sont les actions alors que la crisepolitique allemande vient s’ajouter au conflit commercial", a souligné auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.
"Le mouvement d’aversion au risque est surtout visible sur les actions, ce qui traduit peut-être des questions au sujet de bénéfices des entreprises", aestimé le spécialiste.
"Jusqu’ici les marchés anticipaient des bénéfices toujours bien orientés mais les investisseurs commencent à se demander s’il ne peut pas y avoir de mauvaises surprises" au vu des menaces commerciales et des incertitudes qui planent, a-t-il développé.
Les États-Unis risquent des représailles de leurs partenaires commerciaux qui pourraient toucher jusqu’à 294 milliards de dollars de produits américains si Donald Trump met sa menace à exécution de taxer les importations de voitures étrangères, a prévenu lundi l’UE.
Dimanche,le président américain avait affirmé que les pratiques commerciales européennes faisaient "probablement autant de mal que la Chine" pour son pays.
L’incertitude politique en Allemagne, où la chancelière Angela Merkel apparaît plus fragilisée que jamais, a en outre renforcé la nervosité des investisseurs.
Mme Merkel et l’aile droite de la coalition allemande doivent tenter lundi une ultime fois de résoudre leur conflit sur les migrants qui menace son gouvernement allemand mais aussi la cohésion européenne.
"Pour le moment, les places boursières ne lâchent pas vraiment, mais elles n’arrivent pas à rebondir non plus", a complété M. Baradez
– Minières et automobile pénalisées -
Du côté des indicateurs, la croissance de l’activité privée en zone euro s’est redressée en juin tandis que l’activité du secteur manufacturier aux États-Unis a accéléré en juin .
En matière de valeurs, les valeurs minières en première ligne dans le conflit commercialont souffert, à l’image d’ArcelorMittal (-1,87% à 24,64 euros) et d’Eramet (-5,06% à 107 euros).
Les titres automobile, aussi fragilisés par les velléités de taxes de Donald Trump, ont fini dans le rouge. Peugeot a perdu 0,26% à 19,51 euros, Renault 0,76% à 72,28 euros, Valeo 1,43%à 46,15 euros et Michelin 0,77% à 103,50 euros.
Le secteur technologique a également été pénalisé. STMicroelectronics a baissé de 1,96% à 18,74 euros et Soitec de 1,39% à 71,20 euros.
Les valeurs pétrolières ont majoritairement reculé, à l’instar des cours du brut. TechnipFMC s’est replié de 3,36% à 26,43 euros, Vallourec de 2,05% à 4,97 euros, total terminant stable à 52,21 euros.
Airbus a perdu 2,54% à 97,71 euros, après des informations de l’agence Bloomberg évoquant des retards dans les livraisons de son modèle phare, l’A320, dus à desretards de livraisons des moteurs Pratt&Whitney, quiéquipent près de la moitié des moyen-courriers re-motorisés. Airbus maintient toutefois ses objectifs de livraisons d’avions cette année.
Eurazeo a baissé de 0,85% à 64,40 euros. La société d’investissement Eurazeo a annoncé lundi qu’elle négociait l’acquisition de l’assureur Albingia auprès des groupes Chevrillon et IDI, une opération à environ 500 millions d’euros, de source proche du dossier.
Eurofins a été pénalisé (-4,49% à 455 euros) par un abaissement de sa recommandation par Kepler Cheuvreux.
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