La Bourse de Paris contrariée par les chiffres d’emploi aux Etats-Unis (-0,48%)
La Bourse de Paris a fini en recul vendredi (-0,48%), contrariée par des chiffres d’emploi aux Etats-Unis, meilleurs qu’attendu, mais qui font naître des questions sur les intentions de la Fed.
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La Bourse de Paris contrariée par les chiffres d’emploi aux Etats-Unis (-0,48%)
L’indice CAC 40 a abandonné 27,01 points à 5.593,72 points, dans un volume d’échanges faible de 2,8 milliards d’euros. La veille, il avait fini à l’équilibre .
Le marché parisien a ouvert stable avant de piquer rapidement du nez, dans un premier temps à cause d’une déception concernant les commandes industrielles allemandes, puis du rapport sur l’emploi aux Etats-Unis.
Au cours de la semaine écoulée, l’indice a gagné 0,99%. Ses gains depuis le 1er janvier atteignent 18,24%.
"La très attendue publication du rapport mensuel, meilleure que prévu, a créé la confusion et a créé des doutes autour d’une baisse des taux de la Fed en juillet", a observé auprès de l’AFP Andrea Tuéni, un analyste deSaxo Banque.
Les créations d’emplois aux Etats-Unis ont fortement augmenté en juin tandis que le taux de chômage est légèrement remonté à 3,7% (+0,1 point) sous l’effet d’une plus forte participation au marché de l’emploi, a annoncé vendredi le ministère du Travail.
Lapremière économie du monde a créé 224.000 emplois en juin quand les analystes s’attendaient à une hausse de 160.000.
"Cette publication, qui est en quelque sorte la dernière échéance avant la réunion de la Fed à la fin du mois, vient contrarier les projections. Certains se demandent si l’institution baissera ses taux dès ce mois de juillet, même si une majorité tablent toujours sur un geste", a estimé M. Tuéni.
"Nous sommes dans un contexte où les bonnes nouvelles sont de mauvaises nouvelles pour les marchés, a-t-il noté, car des chiffres meilleurs que prévu remettent en question une possible intervention de la Fed".
Selon lui, "cela a aussi offert un bon prétexte pour prendre des bénéfices à certains investisseurs".
"Les commandes industrielles allemandes n’ont pas non plus aidé ce matin, car cela vient confirmer les difficultés de l’Allemagne dont le statut de locomotive est un peu mis à mal", a-t-il ajouté.
Les commandes passées à l’industrie allemande ont nettement reculé sur un mois en mai (-2,2%) après deux mois de progression.
Dans ce contexte, les valeurs industrielles ont été pénalisées, à l’image de Schneider Electric (-4,07% à 77,70 euros) et d’ArcelorMittal (-2,52% à 15,21 euros) après l’indicateur allemand décevant.
STMicroelectronics a reculé de 2,45% à 15,72 euros, sur fond d’une demande mondiale essoufflée - comme en témoigne le géant sud-coréenSamsung Electronics, plus grand fabricant mondial de puces, qui attend une chute de 56% de son résultat opérationnel au deuxième trimestre.
Les valeurs bancaires ont en partie profité de la petite remontée des taux d’emprunts sur le marché obligataire, à l’instar de BNP Paribas (+0,84% à 43,41 euros) et Société Générale (+1,76% à 22,81 euros).
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