La Bourse de Paris débute l’année du mauvais pied (-0,45%)
La Bourse de Paris a terminé dans le rouge (-0,45%) mardi pour sa première séance de l’année 2018, lestée par la vigueur persistante de l’euro face au dollar dans un contexte où de nombreux investisseurs restent absents du marché.
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La Bourse de Paris débute l’année du mauvais pied (-0,45%)
L’indice CAC 40 a perdu 23,96 points, à 5.288,60 points, dans un volume d’échanges limité de 3 milliards d’euros. Vendredi, il avait terminé l’année sur une baisse de 0,55% mais avec une progression annuelle de 9,26%.
La cote parisienne a débuté en très légère hausse avant de rapidement faiblir, même si elle est parvenue à limiter un peu ses pertes en finde journée.
"Le gros thème de la fin d’année dernière et de ce début 2018 est le repli du dollar qui a pour corollaire un renforcement de l’euro, ce qui pèse sur toutes les valeurs exportatrices, en particulier dans le secteur automobile", a commenté auprès de l’AFP Andrea Tuéni,un analyste de Saxo Banque.
"En parallèle, nous avons des marchés américains plutôt bien orientés, qui profitent de cet affaiblissement du dollar", a-t-il ajouté.
Se rapprochant de son plus haut de l’année 2017 atteint en septembre, la devise européenne continuait d’évoluer au-dessus de 1,20 dollar ce mardi, après avoir progressé de façon quasiment ininterrompue depuis la mi-décembre.
"Il y a des données économiques justifiant que l’euro poursuive sa progression, notamment du côté des indices d’activité qui continuent d’être globalement positifs en Europe" avec, en parallèle, "aux Etats-Unis une baisse des rendements obligataires américains et toutes les questions sur le contrecoup de la réforme fiscale et notamment sur l’aspect budgétaire", a justifié l’analyste.
– Volumes toujours limités -
Par ailleurs, "même si les volumes d’échanges reprennent doucement, ils ne sont pas extrêmement élevés" en ce début d’année, ce qui a tendance à amplifier les mouvements boursiers, a complété M. Tuéni.
L’agenda du jour était en outre pauvre en publications. La croissance du secteur manufacturier français a atteint en décembre son plus haut niveau depuis 17 ans, selon l’indice PMI publié par le cabinet Markit.
Sur le terrain des valeurs, Peugeot a reculé de 0,24% à 16,92 euros et Renault de 0,13% à 83,80 euros, sans profiter de la solide progression du marché français des voitures particulières neuves en 2017.
Le secteur du luxe a souffert lui aussi de la poussée de l’euro, à l’instar de Kering, qui a fini en recul de 2,37% à 383,70 euros ou LVMH, en baisse de 1,67% à 241,30 euros.
Thales a profité pour sa part d’un relèvement de sa recommandation à "surpondérer" par Barclays.
Air France a de son côté bénéficié (+3,61% à 14,07 euros) d’un relèvement de la recommandation sur le titre à "acheter" contre "neutre" auparavant par BofAML, selon Bloomberg news.
Publicis a pâti à l’inverse (-2,91% à 55,00 euros) d’un abaissement de sa recommandation à "neutre" contre "surperformer" auparavant par Macquarie.
SES SA (opérateur de satellites) a pris pour sa part 4,65% à 13,62 euros, rompant avec une année 2017 où le titre a particulièrement souffert, accumulant sur l’ensemble de la période une perte de 37,83%.
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