La Bourse de Paris débute la semaine du bon pied grâce à l’Italie (+0,97%)
La Bourse de Paris a clôturé en nette hausse lundi (+0,97%), entamant la semaine du bon pied, grâce aux propos constructifs de l’exécutif italien sur son déficit dans son projet de budget 2019.
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La Bourse de Paris débute la semaine du bon pied grâce à l’Italie (+0,97%)
L’indice CAC 40 a pris 48,03 points à 4.994,98 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,6 milliards d’euros.Vendredi, il avait fini en légère hausse de 0,18%.
La cote parisienne a ouvert en hausse et a accéléré le pas en cours de séance, repassant même brièvement en cours de séance au-dessus des 5.000 points.
"Le marché s’attache à la première nouvelle positive sur l’Italie depuis longtemps", a résumé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.
"Si, durant la négociation , le déficit doit diminuer un peu, pour nous, cela n’est pas important", a déclaré lundi Luigi Di Maio, le leader du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), un des deux partis de la coalition au pouvoir à Rome avec la Ligue (extrême droite).
Les discussions semblaient jusqu’ici dans l’impasse, l’exécutif italien ayant campé sur ses positions depuis le rejet le 23 octobre par la Commission européenne de son projet de budget, quiprévoit officiellement un déficit à 2,4% du PIB.
"Le rebond du pétrole aide également les indices européens" qui ne sont "pas par ailleurs pénalisés par un rebond trop fort de la monnaie unique", a complété M. Baradez.
"Mais il s’agit sans doute plus d’une grosse respiration que d’un changement de tendance à ce stade ou du début d’un mouvement de hausse comme en connaissent souvent les marchés en fin d’année", a estimé l’expert.
Selon lui, "les investisseurs attendent par ailleurs la rencontre, en marge du sommet du G20, entre les présidents américain Donald Trump et chinois Xi Jinping" à Buenos Aires, avec l’espoir qu’elle débouchera sur une trêve dans la guerre commerciale entre les deux pays. Le G20 se tiendra en Argentine les 30 novembre et 1er décembre.
En outre, les acteurs de marché ont été rassurés par l’accord surle Brexit scellé dimanche entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, après des mois de négociations, même s’ils restent dans l’attente du feu vert du Parlement britannique.
– Rebond des titres pétroliers -
Du côté des indicateurs, les investisseurs avaient peu de données à se mettre sous la dent, en dehors du baromètre Ifo, selon lequel le moral des entrepreneurs allemands a de nouveau baissé en novembre.
En matière de valeurs, Saint-Gobain a gagné 4,06% à 33,06 euros, soutenu par l’annonce du lancement de deux nouveaux processus de cession, dont celle de ses activités de distribution bâtiment en Allemagne. Le groupe a également annoncé une réorganisation de sa structure interne, avec un nouveau numéro deux, Benoît Bazin.
Le secteur pétrolier a largement profitéde la reprise des cours du pétrole. Total a pris 1,50% à 48,30 euros et TechnipFMC 5,24% à 20,89 euros. TechnipFMC a en outre été soutenu par un relèvement de sa recommandation à "maintenir" contre "réduire" précédemment par HSBC.
Renault a pris 2,73% à 62,10 euros, après avoir connu une semaine difficile. Le constructeur automobile a notamment lancé un audit pour vérifier les rémunérations de son PDG Carlos Ghosn, toujours en détention au Japon et qui nie catégoriquement toute malversation au sein du groupe Nissan.
Le secteur bancaire a bénéficié desbonnes nouvelles italiennes, à l’image de Crédit Agricole (+3,71% à 11,12 euros), BNP Paribas (+2,21% à 45,34 euros) et Société Générale (+2,15% à 33,24 euros).
Vallourec, qui a plongé la semaine dernière, a regagné du terrain (+14,54% à 1,95 euro).
Eurofins a étésoutenu (+7,91% à 379,20 euros) par un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "maintenir" par Berenberg. Le groupe s’est également fixé lundi pour objectif de garder le rythme d’une croissance organique de plus de 5% au-delà de 2020.
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