La Bourse de Paris déçue par la BCE et Renault (-0,26%)
La Bourse de Paris a fini en léger recul jeudi (-0,26%), l’annonce par la Banque centrale européenne du maintien de taux d’intérêt bas jusqu’à la mi-2020 ainsi que l’échec des négociations entre Renault et son concurrent Fiat Chrysler ayant mis fin à trois séances de hausse consécutives.
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La Bourse de Paris déçue par la BCE et Renault (-0,26%)
L’indice CAC 40 a cédé 13,57 points à 5.278,43 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,8 milliards d’euros. La veille, il avait fini en progression de 0,45%.
Après une ouverture à l’équilibre, la cote parisienne avait accentué ses gains dans la matinée avant de retomber au moment de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne.
Le gouverneur de la BCE, "Mario Draghi, qui avait plus ou moins annoncé qu’il y aurait une intervention sur les taux à l’été 2019, a reculé la date au premier semestre 2020", souligne Thierry Claudé, gérant chez Kiplink Finance.
La Banque centrale européenne a repoussé jeudi à la mi-2020 l’heure de relever ses taux, maintenus depuis mars 2016 à leur plancher historique, tant les perspectives de croissance et d’inflation s’assombrissent.
La BCE a légèrement relevé ses prévisions d’inflationet de croissance en zone euro pour cette année mais les a abaissées pour l’an prochain.
Par ailleurs, "le dossier Renault pèse évidemment car le titre constitue une pondération assez importante dans le CAC 40", note le spécialiste, interrogé par l’AFP.
En outre, "certainsanalystes étaient plus optimistes sur les inscriptions hebdomadaires au chômage" qui sont restées inchangées pour la semaine achevée le 1er juin aux Etats-Unis, a-t-il ajouté.
En revanche, la productivité aux Etats-Unis s’est nettement accélérée au premier trimestre mais la progression a été révisée en baisse conformément à ce qu’attendaient des analystes.
Le Fonds monétaire international a revu à la hausse les prévisions de croissance 2019 et 2020 pour les Etats-Unis, tout en avertissant des conséquences néfastes de la guerre commerciale sino-américaine avec des négociations semblant actuellement dans une impasse.
Sur ce dossier, les marchés ont obtenu un élément de repère, le président américain Donald Trump ayant affirmé jeudi qu’il déciderait après le sommet du G20, prévu fin juin à Osaka, s’il met à exécution sa menace de surtaxer la quasi totalité des importations venues de Chine.
"Il y a trop d’intérêts pour que tout soit décidé d’un bloc. Mais ce qui est important, c’est qu’il y ait une esquisse d’accord assez rapidement", souligne M. Claudé.
Le déficit commercial des Etats-Unis a diminué en avril mais le déficit des biens avec la Chine, au coeur de difficiles négociations, a rebondi.
Renaultébranlé par la volte-face de FCA
En matière de valeurs, Renault a chuté de 6,41% à 52,60 euros, plombé par le retrait de l’offre de fusion de l’italo-américain Fiat Chrysler (FCA) pour former le numéro 3 mondial de l’automobile, FCA faisant porter la responsabilité de cet échec au gouvernement français qui s’en est défendu.
Rallye (maison-mère de Casino) a progressé de 5,87% à 4,87 euros. Le gendarme de la Bourse, l’Autorité des marchés financiers (AMF), reproche au fonds activiste Muddy Waters plusieurs manquements susceptibles d’avoir mis à mal l’action du distributeur Casino en 2015, selon Le Monde.
Crédit Agricole SA a cédé 1,68% à 10,24 euros après que l’entité cotée du groupe bancaire mutualiste a dévoilé son nouveau plan stratégique.
Rémy Cointreau a perdu 3,10% à 118,60 euros, les résultats annuels en forte hausse ayant été éclipsés par l’absence de perspectives chiffrées pour l’exercice 2019/2020.
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