La Bourse de Paris en repli (-0,13%), suspendue à l’emploi américain
La Bourse de Paris a débuté en léger repli (-0,13 %) vendredi, dans un marché sur ses gardes, suspendu à la publication de l’emploi américain, susceptible de renforcer les attentes d’une baisse des taux de la Fed.
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La Bourse de Paris en repli (-0,13%), suspendue à l’emploi américain
Vers 09H30 , l’indice CAC 40 cédait 7,53 points, à 5.613,20 points. La veille,il avait terminé quasi-stable (+0,03%) dans un volume d’échanges très faible, après avoir toutefois amélioré marginalement son record annuel en séance.
Au lendemain de cette séance atone jeudi, en l’absence des investisseurs américains et faute d’entraînement de Wall Street, fermée pour cause de fête nationale aux Etats-Unis, le marché parisien se cantonnait vendredi dans les premiers échanges à une attitude attentiste.
L’attention des investisseurs restait rivée sur la publication, plus tard dans la journée, du très surveillé rapport mensuel sur l’emploiaux Etats-Unis, dont la teneur pourrait orienter les attentes sur les taux de la banque centrale américaine (Fed), dans une conjoncture assombrie par la guerre commerciale entre Pékin et Washington.
"L’enjeu de cette séance est simple : avoir un chiffre de l’emploi américain en juin décevant qui puisse valider le scénario d’une baisse des taux préventive de la Fed à la fin du mois", observaient les analystes de Saxo Banque.
Signal alarmant : selon l’enquête mensuelle ADP publiée mercredi, les créations d’emploi dans le secteur privé aux Etats-Unis ont rebondi en juin, mais bien moins que ne le prévoyaient les analystes et marquent un net ralentissement dans la tendance des six derniers mois.
Or, "un chiffre (de créations d’emploi) inférieur au consensus vendredi pourrait être paradoxalement bien accueilli par les intervenants de marché car ilconfirmerait la très forte probabilité d’action de la Fed", susceptible de réduire ses taux pour soutenir une économie affaiblie, notait-on chez Saxo Banque.
"Si les créations d’emploi étaient restées faibles au mois de juin (...) une telle hypothèse renforcerait la probabilité d’une baisse des taux directeurs américains à la fin du mois", abondaient les experts d’Aurel, notant que les marchés ont récemment "réagi positivement à ces anticipations de politique monétaire" assouplie.
Sur le front des valeurs, les valeurs industrielles souffraient, à l’image deSchneider Electric (-2,86% à 78,68 euros) et d’ArcelorMittal (-1,08% à 15,44 euros).
Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics reculait de 0,34% à 16,07 euros, sur fond de demande mondiale sous pression : le géant sud-coréen Samsung Electronics, plus grand fabricant mondial de puces et de smartphones, a annoncé vendredi s’attendre à une chute de 56% de son résultat opérationnel au deuxième trimestre sur un an.
Les valeurs bancaires résistaient mieux, à l’image de Société Générale (+0,69% à 22,57 euros) et de BNP Paribas (+0,57% à 43,29 euros), tandis que les titres de grands groupes du secteur de consommation s’installaient en haut du tableau, emmenés par Pernod Ricard (+0,95% à 165,10 euros) et Carrefour (+0,50% à 17,23 euros).
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