La Bourse de Paris en retrait (-0,16%) avant la Fed
La Bourse de Paris reprenait son souffle (-0,16%) lundi matin, renouant avec la prudence après avoir terminé au-dessus des 5.600 points vendredi, dans un marché qui, la BCE digérée, tourne désormais son regard vers la Fed.
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La Bourse de Paris en retrait (-0,16%) avant la Fed
A 09H36 , l’indice CAC 40 reculait de 8,77 points à 5.601,28 points. Vendredi, il avait fini en hausse de 0,57%.
"Cette semaine devrait être suspendue à la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed)", a observé dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.
Le président de la Fed Jerome Powell pourrait, comme son homologue de la BCE Mario Draghi la semaine dernière, "se laisser tenter (par l’option de) calmer lui aussi la situation" face à l’euphorie récente des marchés, a-t-il estimé.
Ainsi les "banques centrales pourraient, à contre-pied, commencer une phase de léger désamorçage" faute de trouver "les arguments suffisants afin de pouvoir justifier une action de taille conséquente dans la modification des taux", selon lui.
A en croire les marchés toutefois, la Banque centrale américaine s’apprête à baisser ses taux d’intérêt pour la première fois en onze ans. Jerome Powell donnera mercredi une conférence de presse à l’issue d’une réunion de deux jours du Comité monétaire (FOMC).
Il a déjà signalé à plusieurs reprises que les incertitudes commerciales, la morosité économique mondiale et surtout la faiblesse de l’inflation américaine (1,5% en mai) étaient "une combinaison de facteursrenforçant les arguments en faveur d’une politique monétaire plus accommodante".
Dans ce contexte, les investisseurs suivront également avec attention "le démarrage des négociations sino-américaines en face-à-face à compter de demain", a souligné dans une note Tangi Le Liboux, unstratégiste du courtier Aurel BGC.
Négociateurs chinois et américains se retrouvent mardi et mercredi à Shanghai pour de nouveaux pourparlers sur la guerre commerciale, mais peu d’avancées sont à attendre, selon des analystes.
Du côté des indicateurs, l’agenda du jour neréserve aucune statistique majeure mais les résultats d’entreprises se poursuivent.
– Genfit bien orienté -
Sur le front des valeurs, Sanofi montait de 2,59%à 77,92 euros en dépit d’une perte nette de 87 millions d’euros au deuxième trimestre, où il a notamment dû passer une dépréciation massive pour un de ses traitements contre l’hémophilie. Le groupe s’est néanmoins montré un peu plus optimiste qu’auparavant dans sa prévision pour l’ensemble de l’année.
Genfit bondissait de 4,32% à 16,65 euros après avoir annoncé que l’autorité américaine du médicament (FDA) et son équivalente européenne (EMA) "ont toutes les deux accordé la désignation de traitement pour maladie orpheline à Elafibranor", son candidat-médicamentvedette, pour le traitement de la cholangite biliaire primaire (PBC), une maladie chronique du foie.
Air France gagnait 1,53% à 9,02 euros. La compagnie aérienne va annoncer cette semaine l’achat ferme d’une soixantaine d’Airbus A220 fabriqués au Canada, afin de renouveler une partie de sa flotte moyen courrier, rapporte le Journal du Dimanche (JDD).
CNP Assurances se repliait en revanche de 0,36% à 19,33 euros, sans profiter d’une augmentation de son bénéfice au premier semestre qui a été soutenu par une activité dynamique dans toutes ses zones d’affaires en dépit d’un environnement de taux d’intérêt bas toujours pénalisant.
Le secteur automobile souffrait, à l’instar de Plastic Omnium (-1,89% à 23,87 euros), Europcar Mobility (-1,67% à 5,61 euros), Michelin (-1,72% à 102,55 euros), Renault (-1,37% à 51,70 euros) ou encore Valeo (-1,11% à28,53 euros) et Peugeot (-1,16% à 22,24 euros).
Eurazeo grappillait 0,49% à 61,60 euros. La société d’investissement a annoncé vendredi avoir reçu une offre ferme d’achat du Groupe Bertrand (Quick, Burger King, Hippopotamus, Groupe Flo...) en vue de la cession de la totalité de saparticipation dans la chaîne de restauration Léon de Bruxelles.
SoLocal Group montait de 2,21% à 0,79 euro, bénéficiant du fait d’avoir renoué avec un bénéfice net au premier semestre, à 16 millions d’euros, et d’avoir confirmé lundi ses objectifs pour l’exercice en cours.
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