La Bourse de Paris finit en repli, lestée par le limogeage de Rex Tillerson (-0,64%)
La Bourse de Paris a fini en repli mardi (-0,64%), le marché étant lesté par de nouvelles incertitudes politiques outre-Atlantique, après l’annonce surprise du limogeage du secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.
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La Bourse de Paris finit en repli, lestée par le limogeage de Rex Tillerson (-0,64%)
L’indice CAC 40 a cédé 33,92 points à 5.242,79 points, dans un volume d’échanges de 3,6 milliards d’euros. La veille, il avait fini quasiment stable .
Après une matinée en hausse, la cote parisienne a marqué le pas en début d’après-midi, sous le coup d’un tweet du président américain Donald Trump annonçant le départ de Rex Tillerson, son chef de la diplomatie. Les conséquences n’ont en effetpas tardé à se faire sentir sur les marchés financiers, sans mouvement exagéré néanmoins.
"C’est Rex Tillerson qui a fait la tendance", résume auprès de l’AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France. "L’once d’or monte, les taux d’emprunt baissent un peu : ce sont les schémas classiques d’aversion au risque."
"Ce n’est pas un mouvement dramatique mais tous les marqueurs de risque habituels sont en train de s’allumer", poursuit l’analyste, rappelant le départ il y a quelques jours seulement de Gary Cohn, le principal conseiller économique de Donald Trump. M. Cohn avait alors démissionné en raison de son opposition aux taxes sur l’acier.
"Cela fait deux départs en peu de temps. A chaque fois, ce sont des piliers qui permettent d’équilibrer les positions de Donald Trump", ajoute M. Baradez.
En outre, selon le spécialiste, "ces annonces arrivent à un moment où les marchés européens étaient privés de catalyseur", provoquant donc une correction qui s’est accélérée en cours de séance.
– Recul de Veolia -
Dans ces conditions, les investisseurs n’ont guère pu se réjouir des chiffres de l’inflation américaine, qui étaient pourtant très attendus.
Conformément aux attentes, la hausse des prix outre-Atlantique a ralenti sa course en février après une accélération en janvier. Ces chiffres sont venus conforter le rapport mensuel surl’emploi américain publié vendredi, qui avait déjà éloigné le risque inflationniste.
Du côté des indicateurs, hormis l’inflation, l’agenda était relativement dégarni.
L’OCDE a relevé ses prévisions de croissance dans le monde comme en France, estimant que l’économiemondiale devrait croître de 3,9% en 2018 et 2019, et l’économie française de 2,2% cette année, puis 1,9% l’an prochain.
Sur le front des valeurs, Iliad a chuté de 9,96% à 177,55 euros, affecté notamment par une baisse de sa rentabilité dans la téléphonie fixe.
Veolia Environnement a perdu 2,76% à 19,36 euros, pénalisé par la sortie de son capital du fonds Qatari Diar, qui a cédé sa participation de 4,6% pour 506,8 millions d’euros.
ArcelorMittal a gagné 0,99% à 26,47 euros, soutenu par l’annonce d’un programme de rachats d’actions pouvant représenter jusqu’à 280 millions de dollars.
Carrefour a reculé de 1,15% à 17,23 euros. Force Ouvrière, le premier syndicat du géant de la distribution, appelle à une grève samedi 31 mars sur l’ensemble du groupe, en réaction aux 2.400 suppressions de postes récemment annoncées.
Worldline a été dopé (+1,02% à 43,78 euros) par un début de suivi par Berenberg à "acheter".
A l’inverse, M6 a été pénalisé (-2,41% à 21,84 euros) par l’abaissement de sa recommandation à "sous-pondérer" par JPMorgan.
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