La Bourse de Paris frileuse avant de connaître les intentions de la BCE (-0,75%)
La Bourse de Paris a débuté en recul jeudi (-0,75%), se montrant frileuse avant d’être fixée sur les intentions de la Banque centrale européenne au lendemain d’un relèvement de taux de la Réserve fédérale américaine.
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La Bourse de Paris frileuse avant de connaître les intentions de la BCE (-0,75%)
A 09H26 l’indice refluait de 40,67 points à 5.412,06 points. La veille,il avait fini à l’équilibre (-0,01%).
Le président de la BCE, Mario Draghi, "va-t-il annoncer clairement la fin" du programme de soutien ? s’interrogeaient jeudi matin les analystes de Société Générale, résumant le sentiment général sur les marchés face à cette réunion.
"Même si l’inflation est révisée en hausse à cause du pétrole, les incertitudes significatives sur les perspectives de croissance devraient empêcher la BCE d’ébaucher un scénario de sortie tout de suite", ont-ils complété.
Tablant plutôt sur "une annonce en juillet d’une extension du programme jusqu’à décembre avec des achats ramenés à 15 milliards d’euros mensuels", les experts n’ont néanmoins pas exclu l’annonce dès aujourd’hui d’"une date de fin possible avec une réduction progressive au 4e trimestre" en raison de "craintes d’un horizon économique encore plus chargé plus tard".
"Quelle que soit la stratégie de sortie retenue", le programme devrait s’achever cette année, ont-ils estimé.
Lancé en 2015, le programme de rachat de titres de dettes est pour le moment censé se poursuivre au rythme de 30 milliards d’euros par mois aumoins jusqu’à septembre prochain.
La question centrale est de savoir si le voile sera levé jeudi sur ses intentions pour après.
Mercredi soir, la Réserve fédérale américaine a pour sa part fait le choix de relever son taux directeur pour la seconde fois de l’année.
Elle s’est par ailleurs montrée plus optimiste dans ses prévisions de croissance et d’inflation pour 2018 et prévoit du coup deux autres resserrements d’ici la fin de l’année, soit un de plus par rapport à sa réunion de mars.
"Si une hausse des taux était à prévoir, c’est plutôt les prévisions de hausses de taux et de prévisions économiques qui étaient attendues", ont souligné les experts de Mirabaud Securities Genève.
Selon eux, les indices européens doivent maintenant intégrer "le fait qu’il devrait y avoir cette année quatre hausses de taux auxÉtats-Unis et non plus trois. La nervosité est aussi de mise à quelques heures de la réunion de la BCE".
Du côté des indicateurs, le taux d’inflation en Allemagne a été confirmé à 2,2% en mai sur un an et en France, les prix à la consommation ont augmenté de 2% sur la même période.
– Eramet pénalisé -
Outre-Atlantique, auxÉtats-Unis les prix à l’importation et les ventes au détail en mai, ainsi que les demandes hebdomadaires d’allocation chômage et les stocks et ventes des entreprises en avril sont également à l’agenda.
Avant l’ouverture des places européennes, la Chine a publié ses ventes au détail pour mai, marquées par un ralentissement surprise. La production industrielle et les investissements se sont aussi essoufflés.
En matière de valeurs, Eramet reculait de 4,33% à 123,70 euros, pénalisé par le rejet de sa dernière offre d’achat sur la société australienne MineralsDeposits Limited (MDL).
Le reste du secteur était également mal orienté, ArcelorMittal reculant de 0,95% à 28,53 euros et Aperam de 3,28% à 39,26 euros.
Soitec reculait de 4,90% à 76,70 euros, les investisseurs retenant davantage la prudence du groupe quant à ses perspectives pour le prochain exercice que la multiplication par 10 de son bénéfice net sur son exercice décalé 2017/2018.
Partouche bénéficiait (+0,40% à 25,10 euros) de la progression de 2,9% de son chiffres d’affaires au premier semestre, à 211 millions d’euros, tiré notamment par les bonnes performances de son casino en plein air de La Ciotat.
ADP reculait de 0,71% à 195,10 euros. Le trafic des aéroports parisiens Paris-Charles de Gaulle et Orly a enregistré une hausse de 2,1% en mai, grâce notamment à une bonne progression sur l’international et les DOM-TOM.
Kering perdait 1,35% à 498,60 euros alors que la maison italienne Bottega Veneta, qui fait partie du groupe français, a annoncé qu’elle se séparait de son directeur artistique Tomas Maier après 17 ans de collaboration, alors que ses performances sont en berne.
Teleperformance souffrait (-2,06% à 138,20 euros) d’un abaissement de sa recommandation à "neutre" par HSBC.
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