La Bourse de Paris marque une pause (-0,02%) dans un climat incertain
La Bourse de Paris a fini quasi stable (-0,02%) lundi, au terme d’une séance calme, les investisseurs redoublant de prudence face à une conjonction d’incertitudes économiques et géopolitiques qui freinent les initiatives.
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La Bourse de Paris marque une pause (-0,02%) dans un climat incertain
L’indice CAC 40 a lâché 0,91 point à 5.095,07 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,5 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini en baisse de 0,20% à 5.095,98 points.
Après avoir ouvert sans direction claire, la cote parisienne a oscillé autour de l’équilibre la majeure partie de la séance, sans parvenir à trouver un cap.
"Après deux vraies séances d’accélération à la baisse la semaine dernière, le mouvement est redevenu très lent , sans rebond technique rapide ni glissement baissier plus important", a souligné auprès de l’AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.
"Il y a pas mal de sujets qui pèsent sur le moral des investisseurs et qui justifient très largement le fait que l’on soit dans un environnement de marché caractérisé par l’aversion au risque", a-t-il complété.
Ainsi en va-t-il, selon lui, des "tensions commerciales et de leurs conséquences à la fois sur l’économie chinoise et la croissance mondiale", ou encore de "l’orientation à la hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) à long terme".
A ce tableau viennent s’ajouter, a poursuivi l’analyste, les tensions sur le budget italien, le nouvel échec électoral de la chancelière Angela Merkel en Allemagne, les négociations autour du Brexit et la montée des tensions entre Washington et Ryad concernant la disparition du journaliste Jamal Khashoggi.
– Accord de divorce "réalisable"-
Les autorités turques devaient fouiller lundi le consulat saoudien à Istanbul dans le cadre de l’enquête sur la disparition de l’éditorialiste saoudien, Donald Trump estimant de son côté que son éventuel assassinat, imputé à Ryad, pouvait aussi avoir été perpétré par des "éléments incontrôlables".
En Europe, l’agenda de la semaine est essentiellement politique avec l’examen ce lundi du projet budgétaire italien par la Commission européenne et le Brexit, au menu du conseil européen qui s’ouvre mercredi à Bruxelles.
La Première ministre britannique Theresa May a affirmé lundi toujours croire un accord de divorce avec l’Union européenne "réalisable", devant les députés britanniques. De son côté, Emmanuel Macron a estimé possible "d’avancer" vers un accord entre l’UE et la Grande-Bretagne sur le Brexit même s’il a rappelé que la France était "prête àtous les scénarios".
Les discussions achoppent toujours sur la question de la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord.
Sur le front des indicateurs, les ventes au détail aux Etats-Unis ont progressé moins que prévu en septembre malgré la bonne tenue des ventes du secteur automobile tandis que l’activité manufacturière dans la région de New York s’accélère en octobre, contredisant les prévisions des analystes.
Enfin, les stocks des entreprises manufacturières et de distribution aux États-Unis ont augmenté en août, conformément aux attentes.
– Les valeurs pétrolières dopées -
Du côté des valeurs, les titres du luxe ont à nouveau décliné, après avoir été chahutées la semaine dernière : Kering a reculé de 2,32% à 370,90 euros, LVMH a perdu 0,78% à 260,45 euros et Hermès 0,91% à 487,50 euros.
Air France-KLM a subi l’une des plus fortes baisses du CAC 40,pâtissant "par ricochet de la dégradation sur le titre de la compagnie aérienne allemande Lufthansa par MainFirst", a expliqué à l’AFP Thierry Claudé, gérant chez Kiplink Finance. L’action a cédé 3,26% à 7,96 euros.
La direction d’Air France a convié les organisations syndicales représentatives à deux réunions de négociation mercredi et jeudi, franchissant une étape supplémentaire dans sa tentative de résoudre le conflit sur les salaires dans l’entreprise.
Le titre Casino a progressé de 2,37% à 39,36 euros. Le distributeur va céder 24% du capital de safiliale énergie solaire GreenYellow à la société d’investissement Tikehau Capital et à la banque publique Bpifrance pour 150 millions d’euros.
Il a annoncé également la signature d’un partenariat avec la famille Quattrucci, portant sur le ralliement au groupe de douze magasins spécialisés dans la vente de produits frais exploités par cette famille.
JCDecaux a baissé de 1,49% à 29,00 euros après l’approbation du rachat d’APN Outdoor par les actionnaires de cette société australienne.
Fnac Darty a continué à pâtir (-5,67% à 58,25 euros) des mauvais résultats publiés par le distributeur allemand de produits électroniques Ceconomy, son actionnaire principal. Société Générale a ainsi revu à la baisse son objectif de cours sur le titre.
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