La Bourse de Paris mitigée après les annonces de la BCE (-0,39%)
La Bourse de Paris a fini dans le rouge jeudi (-0,39%), les investisseurs accueillant froidement les dernières annonces de la BCE qui, tout en ouvrant la voie à un soutien prolongé de l’économie européenne, a pris acte de sa fragilité.
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La Bourse de Paris mitigée après les annonces de la BCE (-0,39%)
L’indice CAC 40 a reculé de 20,89 points à 5.267,92 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,8 milliards d’euros. La veille, il avait fini en repli de 0,16%.
Après avoir ouvert en légère baisse, la cote parisienne a creusé ses pertes dans le sillage de la BCE, même si elle s’était octroyée une brève incursion en territoire positif juste après les annonces de l’institution de Francfort.
"La séance a été agitée, la BCE ayant soufflé le chaud et le froid", a résumé auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué chez Diamant bleu Gestion.
La Banque centrale européenne a renforcé jeudi son soutien à l’économie en zone euro, prenant par surprise les observateurs etbrossant un tableau nettement assombri des perspectives de croissance et d’inflation.
"Chronologiquement, les nouvelles positives sont sorties d’abord avec l’annonce d’un report de la hausse des taux au plus tôt en 2020 alors qu’on l’attendait pour l’été 2019, puis l’annonce du nouveau programme de TLTROs, soit des liquidités supplémentaires pour les banques", a-t-il détaillé.
L’institution de Francfort a commencé par repousser à 2020 le moment de relever ses taux d’intérêt, à leur plus bas historique depuis mars 2016, alors qu’elle se donnait jusqu’à présent "l’été 2019" pour horizon.
Par ailleurs, elle a lancé une nouvelle vague de prêts géants et bon marché aux banques, entre septembre prochain et mars 2021, avec à chaque fois une échéance de deux ans.
Mais les mauvaises nouvelles ont suivi avec "la révision plus importante que prévu à la baisse de la croissance en Europe ainsi que la révision à la baisse des perspectives d’inflation et un tableau relativement pessimiste dressé par Mario Draghi de la situation économique en Europe", a complété M. Larrouturou.
L’institution de Francfort n’attend plus en effet que 1,1% de croissance en 2019 en zone euro et 1,6% en 2020, contre 1,7% pour les deux années lors de ses précédentes prévisions communiquées en décembre. Pour 2021, elle table toujours sur 1,5%.
La BCE a également abaissé ses prévisions d’inflation à 1,2% cette année, 1,5% l’an prochain et 1,6% en 2021, contre respectivement 1,6%, 1,7% et 1,8% annoncés en décembre.
"Les investisseurs ont pris conscience que cet environnement de taux très bas était destiné à perdurer plus longtemps que prévu, ce qui a eu pour conséquence de faire baisser trèsnettement les rendements obligataires, créant aussi un environnement très toxique pour les banques, dont les valeurs ont nettement chuté" sur les différentes places européennes, a souligné M. Larrouturou.
– Les valeurs bancaires dévissent -
En matière d’indicateurs, le marché a pris connaissance des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux Etats-Unis, qui se sont inscrites en baisse tandis que la productivité américaine, en berne depuis plusieurs années, s’est nettement accrue au quatrième trimestre 2018.
Toujours outre-Atlantique, les crédits à la consommation pour janvier seront quant à eux publiés après la clôture des Bourses européennes.
Dans ce contexte, les valeurs bancaires ont été les premières touchées en Bourse, affectées tant par l’environnement dégradé sur les taux que par leralentissement économique acté par la BCE.
Société Générale a plongé de 4,32% à 25,94 euros, Natixis a perdu 3,95% à 4,60 euros tandis que BNP Paribas a reculé de 3,38% à 43,18 euros, et que Crédit Agricole a cédé 3,16% à 10,66 euros.
D’autres valeurs cycliques ontégalement souffert, à l’image de l’automobile. Faurecia s’est replié de 4,17% à 40,25 euros, Valeo a reflué de 3,77% à 26,52 euros, Europcar de 3,48% à 7,63 euros, Peugeot de 3,87% à 21,35 euros et Renault de 2,88% à 57,73 euros.
Elis a chuté pour sa part de 3,97% à 13,56 eurosaprès la publication de ses résultats annuels, notamment jugés "contrastés" par les analystes de Louis Capital Markets.
A l’inverse, "les secteurs les plus défensifs ont assez bien résisté, notamment les services aux collectivités", à l’instar de Veolia (+0,90% à 19,70 euros) ouSuez (+1,14% à 11,51 euros), a relevé M. Larrouturou.
JCDecaux est monté de 1,20% à 26,90 euros, soutenu par un bénéfice net 2018 en hausse de 13,5% à 219,9 millions d’euros, sous l’effet notamment du changement du taux d’impôt fédéral aux Etats-Unis l’année précédente et d’une diminution des frais financiers.
Le groupe a en outre annoncé qu’il comptait réaliser "plusieurs millions d’euros" de chiffre d’affaires en 2019 avec sa nouvelle filiale de publicité programmatique.
Manitou n’est pas parvenu à convaincre les investisseurs (-4,95% à 26,90euros), en dépit d’un bénéfice net en hausse de 40% à 84,1 millions d’euros, tiré par une activité en hausse sur l’ensemble de ses marchés et géographies.
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