La Bourse de Paris plombée par les annonces de la Maison Blanche (-1,38%)
La Bourse de Paris a fini en net repli jeudi (-1,38%), le marché fuyant les actifs risqués après de nouvelles annonces de la Maison Blanche faisant craindre une guerre commerciale avec la Chine.
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La Bourse de Paris plombée par les annonces de la Maison Blanche (-1,38%)
L’indice CAC 40 a reculé de 72,53 points, à 5.167,21 points, dans un volume d’échanges étoffé de 4,3 milliards d’euros. La veille, il avait fini en léger repli de 0,24%.
"Nous sommes dans un contexte d’aversion au risque lié aux questions de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine", résume auprès de l’AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.
Après une ouverture dans le rouge, la cote parisienne en effet continué de perdre du terrain dans le sillage de Wall Street, fragilisée comme son homologue américaine par l’exacerbation des tensions entre Washington et Pékin.
Comme le craignaient les investisseurs, la Maison Blanche a en effet annoncé, en cours d’après-midi, que Donald Trump allait mettre en place des mesures punitives ciblant pour 50 milliards de dollars d’importations venant de Chine, pays qu’il accuse de "concurrence déloyale".
Cette nouvelle offensive protectionniste intervient deux semaines après la promulgation des taxes de 25% sur les importations d’acieret de 10% sur celles d’aluminium, suscitant la réprobation internationale.
"Cela pèse énormément sur le moral des investisseurs. Il y a des inquiétudes sur l’impact que ces mesures douanières, et qu’une guerre commerciale, pourraient avoir sur la croissance américaine et chinoise",commente M. Tuéni.
"C’était un risque qui n’était peut-être pas assez bien pris en compte. Sa confirmation fait plier les marchés", poursuit le spécialiste.
Rendus frileux par la conjoncture, les investisseurs ont donc privilégié des actifs refuge, comme le marché obligataire, délaissant les actions.
– Le secteur bancaire souffre -
Les opérateurs ont par ailleurs dû digérer des indicateurs mitigés en Europe, qui n’ont pas aidé le marché à sortir de sa morosité.
La croissance de l’activité privée en zone euro a de nouveau ralenti en mars et enregistré sa plus faible progression depuis plus d’un an, selon la première estimation de l’indice PMI composite du cabinet Markit.
Quant au moral des entrepreneurs allemands, il a lui aussi enregistré un nouveau reflux en mars pour s’établir à 114,7 avec un net repli des attentes pour les prochains mois, selon le baromètre Ifo.
Sur le front desvaleurs, les titres du secteur bancaire ont été pénalisés par la forte détente enregistrée sur le marché des rendements obligataires.
Société Générale a reculé de 2,20% à 44,11 euros, Axa de 2,35% à 21,80 euros, tandis que Crédit Agricole a lâché 1,51% à 13,38 euros et BNP Paribas 1,83% à 60,11 euros.
Le secteur technologique a aussi reculé dans le sillage du Nasdaq. STMicroelectronics a ainsi reculé de 4,57% à 19,41 euros, et Ingenico Group de 3,37% à 64,26 euros.
Les titres liés aux matières premières ont également pâti des craintesd’une guerre commerciale, à l’image d’ArcelorMittal , Vallourec (-4,50% à 4,54 euros) ou TechnipFMC (-3,75% à 24,11 euros).
Wendel a chuté de 9,59% à 130,10 euros. La société d’investissements a annoncé un retour dans le vert en 2017 et un changement dans sagouvernance, avec l’arrivée prévue de Nicolas ver Hulst à la tête du conseil de surveillance.
A l’inverse, DBV Technologies a gagné 3,75% à 37,10 euros, après avoir annoncé une augmentation de capital de 122,5 millions d’euros.
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