La Bourse de Paris prend le temps de digérer ses nouveaux records (-0,05%)
La Bourse de Paris a débuté à l’équilibre mardi (-0,05%), prenant le temps de digérer les nouveaux records atteints la veille grâce à l’apaisement des tensions commerciales sino-américaines et à la baisse de l’euro.
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La Bourse de Paris prend le temps de digérer ses nouveaux records (-0,05%)
A 09H10 , l’indice CAC 40 perdait 2,67 points à 5.634,84 points. La veille,il avait fini en hausse de 0,41% à son niveau le plus haut depuis la mi-décembre 2007.
"Sur la séance du jour, il y aura finalement assez peu d’actualité macroéconomique de premier plan. Les investisseurs vont surtout être dans une position attentiste", a estimé Christopher Dembik,responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.
Selon les experts de Mirabaud Securities Genève, les indices européens devraient continuer à bénéficier de la "détente commerciale" sino-américaine, mais "les investisseurs devraient tout de même rester prudents quant à l’évolution de la situation politique italienne et du secteur bancaire (italien) qui a de nouveau fortement souffert hier (lundi)".
Le président italien poursuit mardi ses consultations après avoir reçu la proposition du Mouvement 5 étoiles (antisystème) et de la Ligue (extrême droite) de nommer Giuseppe Conte pour diriger le pays.
La perspective de ce gouvernement a toutefois pesé sur la Bourse de Milan qui a évolué à rebours des autres places et perdu 1,52% lundi, ainsi que sur le taux d’emprunt à 10 ans du pays revenu à son plus haut niveau depuis mars 2017 laveille, entraînant dans son sillage les autres pays du sud de l’Europe.
A l’ouverture des marchés européens, la monnaie unique restait sous pression face au dollar, après avoir atteint lundi matin un plus bas depuis mi-novembre, toujours sous le coup de l’incertitude politique en Italie.
Du côté des indicateurs, l’agenda est vide.
La journée verra par ailleurs les ministres du Commerce de l’Union européenne (FAC/Trade) se réunir pour discuter des tarifs douaniers américains, au moment où Washington vient de s’entendre avec Pékin.
– Les télécoms recherchés -
Les yeux des investisseurs serontégalement tournés vers Bruxelles pour l’audition du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, devant le Parlement européen à Bruxelles où il doit s’expliquer sur les lacunes du réseau social dans la protection des données de ses utilisateurs, illustrées par le scandale Cambridge Analytica.
Sur le terrain des valeurs, TechnipFMC profitait (+1,32% à 29,13 euros) de l’annonce de "contrats majeurs" pour deux usines de production d’engrais, en consortium avec une filiale du conglomérat indien Larsen&Toubro.
Eurofins montait de 0,97%à 456,40 euros, soutenu par l’annonce de la reprise en sous-traitance le laboratoire d’analyses du groupe pharmaceutique japonais Astellas.
Le secteur des télécoms avait le vent en poupe alors que les quatre opérateurs de réseaux fixe et mobile français ont investi près de 10 milliards d’euros (9,6 milliards d’euros) en 2017 dans le déploiement de leurs réseaux, hors rémunération des fréquences, un montant record, selon l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep).
Iliad prenait 2,80% à 135,65 euros, Bouygues 1,22% à 40,57 euros et Orange 1,71% à 14,54 euros.
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