La Bourse de Paris prend un peu de recul après la Fed (-0,29%)
La Bourse de Paris a débuté en baisse (-0,29%) jeudi, prenant un peu de recul au milieu d’une nouvelle salve de publications et après une réunion de la Fed qui suscite des interrogations sur l’inflation.
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La Bourse de Paris prend un peu de recul après la Fed (-0,29%)
A 09H40 , l’indice CAC 40 perdait 15,78 points à 5.513,44 points. La veille, il avait finien très légère hausse de 0,16%.
"L’introduction du mot +symétrique+ dans la communiqué du FOMC (comité de politique monétaire de la Fed, ndlr) pourrait renforcer la préoccupation des investisseurs au sujet de l’évolution de l’inflation dans les mois à venir", ont souligné les analystes de Aurel BGC.
Comme s’y attendaient les marchés, la Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé ses taux d’intérêt inchangés mercredi, choisissant de temporiser alors que deux ou trois autres relèvements des taux sont attendus cette année.
Mais la communicationde la Fed concernant l’inflation a perturbé Wall Street qui a fini en recul, les investisseurs y voyant le signe que l’inflation était désormais là pour rester.
L’institution a dit s’attendre désormais à ce que l’inflation annuelle s’établisse autour de l’objectif "symétrique" de 2% à moyen terme, ce qui signifie qu’elle tolèrera que les prix augmentent un peu plus que 2% avant d’accélérer le rythme de hausse des taux pour éviter une surchauffe.
"A ce stade, il n’y a que des suppositions un peu floues. Par contre, ce qui l’est moins, c’est bien l’incapacité deWall Street à retrouver sa dynamique haussière", a complété Aurel BGC.
Du côté des indicateurs, en zone euro une première estimation de l’inflation en avril est attendue tout comme les prix à la production industrielle en mars.
Aux États-Unis, la balance commerciale etles commandes industrielles en mars, les demandes hebdomadaires d’allocation chômage ainsi que l’indice d’activité dans le secteur des services (ISM) en avril sont aussi au programme.
– Plongeon de Nexans -
Sur le terrain des valeurs, Veolia se hissait en tête de l’indice CAC40, prenant 2,97% à 20,29 euros, dynamisé par des résultats en nette hausse au premier trimestre grâce à ses activités hors de France et la confirmation de ses objectifs financiers annuels.
A l’autre extrémité, Solvay reculait de 3,27% à 113,90 euros, pénalisé par un recul de son bénéfice d’exploitation au premier trimestre, malgré la confirmation de ses objectifs pour 2018.
Lagardère bondissait de 6,55% à 25,36 euros, propulsé par un relèvement de sa recommandation à "surpondérer" par Barclays.
Nexans plongeait pour sa part de 12,14% à 39 euros, pénalisé par un chiffre d’affaires en baisse de 2% à 1,538 milliard d’euros pour le premier trimestre, en raison notamment d’une baisse de l’activité dans ses projets haute tension.
Legrand prenait 0,53% à 64,60 euros après avoir enregistré une hausse de 17,7% de son bénéficenet à 175,3 millions d’euros au premier trimestre et confirmé ses objectifs pour l’ensemble de l’exercice.
L’Oréal refluait légèrement de 0,13% à 195,25 euros. Le géant mondial des cosmétiques a annoncé le rachat de la marque de maquillage et de mode Stylenanda, sa première acquisition en Corée du Sud, dont les marques de beauté brillent en Asie et inspirent en Occident.
Arkema reculait de 3,27% à 106,60 euros, ne parvenant pas à profiter d’un bénéfice net en hausse au premier trimestre (+37,2%), alors que le reste du secteur minier était mal orienté. ArcelorMittal perdait 0,96% à 28,29 euros et Eramet 1,22% à 154 euros.
Thales gagnait 1,33% à 106,65 euros, bénéficiant d’un bond de 34% de ses prises de commandes au premier trimestre, grâce aux contrats de modernisation du contrôle aérien en Australie et de douze Rafale supplémentaires au Qatar.
Bonduelle baissait de 2,17% à 36 euros, souffrant de l’abaissement de son objectif de croissance annuelle, même si ses ventes ont bondi de 27,7% au troisième trimestre de son exercice décalé 2017/2018.
Orpea montait de 1,97% à 108,65 euros, soutenu par l’annonce du numéro deux français du secteur des maisons de retraite et des cliniques privées de sa volonté de poursuivre son développement à l’international avec l’acquisition de deux sociétés aux Pays-Bas.
Vicat s’élevait de 3,58% à 63,60 euros, profitant d’un chiffre d’affaires en hausse de 3,9% au premier trimestre, malgré un impact de l’euro fort "très défavorable".
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