La Bourse de Paris prudente face aux discussions sino-américaines (+0,02%)
La Bourse de Parisévoluait autour de l’équilibre lundi matin, prudente face à la reprise des discussions dans le différend commercial opposant la Chine et les États-Unis.
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La Bourse de Paris prudente face aux discussions sino-américaines (+0,02%)
À 09H43 , l’indice CAC 40 gagnait 0,89 points à 4.738,01 points. Vendredi, il avait fini en forte hausse (+2,72%) à 4.737,12 points.
"La guerre commerciale devrait rester dans tous les esprits alors qu’une délégation américaine se rend à Pékin lundi et mardi pour de nouvelles discussions", écrivent dans une note les analystes de Saxo Banque.
Les négociateurs américains devaient entamer des discussions avec leurs homologues chinois lundi matin à Pékin pour tenter de mettre fin à la guerre commerciale entre les deux premières économies du monde.
Ces discussions, dont le lieu n’a pas été révélé, devraient se tenir jusqu’à mardi. Elles sont les premières à mettreface-à-face des négociateurs des deux pays depuis que le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping sont convenus début décembre en Argentine de se donner un délai de trois mois, jusqu’à début mars, pour tenter de mettre fin à leur affrontement à coups de droitsde douane.
Les investisseurs sont confrontés cette semaine à "un duo de risques liés à Trump. Premièrement, les relations sino-américaines sur le commerce sont au coeur de l’attention avec la reprise des discussions deux mois avant la fin de la trêve. Nous avons entendu des mots chaleureux lundi matin, mais la preuve sera dans le détail d’un accord", observe Neil Wilson, analyste pour Markets.com.
"Deuxièmement, le ’shutdown’ américain s’embourbe du fait que le président refuse de reculer sur son mur à la frontière avec le Mexique", a-t-il ajouté.
Le "shutdown", paralysie partielle de l’administration fédérale, est entré dans sa troisième semaine. La construction d’un mur de 3.200 km le long de la frontière avec le Mexique, voulue par le président américain, est au coeur d’une impasse budgétaire entre Donald Trump et le Congrès, ce qui paralyse 25% des administrations fédérales depuis le 22 décembre.
"Les différends sino-américains, le ’shutdown’ américain ou le Brexit restent des sujets brûlants à court terme sur lesquels il est difficile de faire l’impasse", soulignent de leur côté les analystes du courtierAurel BGC.
Les vacances parlementaires terminées, la Première ministre Theresa May replonge cette semaine dans les affres du Brexit et tentera une nouvelle fois de convaincre les députés britanniques de ne pas enterrer l’accord de sortie de l’UE conclu avec Bruxelles.
En termes de données économiques, les investisseurs ont déjà pu apprendre que les commandes industrielles allemandes ont reculé plus fort que prévu en novembre (-1%). Ils attendront l’après-midi pour connaître celles des Etats-Unis pour novembre et l’indicateur d’activité dans les services (ISM)pour décembre.
Valeurs à suivre
Le titre Alstom perdait 2,56% à 33,89 euros. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a indiqué dimanche que refuser la fusion avec l’allemand Siemens serait une "erreur économique" et une "faute politique" de la part de la Commission européenne.
L’action Sanofi cédait 0,96% à 74,61 euros. Le géant pharmaceutique français et son allié américain Regeneron resserrent leur partenariat de découverte et de développement en immuno-oncologie, qui va désormais se concentrer sur deux produits déjà en développement clinique.
Le titre Trigano chutait de 4,50% à 72,10 euros après l’annonce d’un chiffre d’affaires au premier timestre 2018/19 en baisse de 1,2% à périmètre et taux de change constants.
Le titre Vinci grapillait 0,25% à 72,78 euros. Le groupe de bâtiment et de concessions s’est engagé auprès du gouvernement portugais à investir 1,15 milliard d’euros dans l’agrandissement de l’actuel aéroport de Lisbonne et la construction d’un aéroport secondaire desservant la région, selon l’hebdomadaire Expresso.
L’action PSA avançait de 0,79% à 19,06 euros. Le constructeur va communiquer sur ses résultats commerciaux 2018 pour la France et ses perspectives 2019.
Le titre Renault reculait de 0,15% à 54,15 euros. Le patron de Nissan a assuré à l’AFP que l’alliance Nissan-Renault qui traverse une crise sans précédent depuis l’arrestation de son bâtisseur Carlos Ghosn mi-novembre au Japon, n’est "absolument pas en danger".
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