La Bourse de Paris rebondit (+0,57%) mais sans grande conviction
La Bourse de Paris a terminé dans le vert (+0,57%) mardi, repartant de l’avant après sa forte baisse de la veille même si les investisseurs ont évité les mouvements trop marqués dans l’attente d’une décision de la Réserve fédérale américaine (Fed).
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La Bourse de Paris rebondit (+0,57%) mais sans grande conviction
L’indice CAC 40 a gagné 29,59 points pour terminer à 5.252,43 points, dans un volume d’échanges faible de 2,9 milliards d’euros. La veille, l’indice avait fini en nette baisse de 1,13%.
La cote parisienne a ouvert en légère hausse, sans parvenir à prendre réellement de la hauteur par la suite.
"Depuis une dizaine de séances, nous sommes dans une fourchette d’évolution assez serrée sur le CAC 40, comprise entre 5.175 et 5.300 points, et sans réelle tendance", a commenté auprès de l’AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.
Malgré le trou d’air provoqué lundi sur les indices américains par le fort recul des valeurs technologiques, les marchés européens ont plutôt bien résisté, a-t-il estimé.
"Globalement, la Fed cristallise les attentes car il s’agit de la première audition, dans un contexte de Comité de politique monétaire, de Jerome Powell", a analyséM. Tuéni.
Ce n’est pas tant selon lui la hausse de taux, déjà largement anticipée par les investisseurs, qui fait débat, mais le fait de savoir si deux ou trois autres relèvements supplémentaires interviendront à l’issue de cette réunion.
"En parallèle, les marchés restent préoccupés par la géopolitique avec les tarifs douaniers que veut imposer Donald Trump à l’encontre notamment de la Chine. Or, ce risque de guerre commerciale peut devenir très important", a jugé M. Tuéni.
"Cela alimente cet attentisme que nous avons sur les marchés", a-t-ilajouté.
– Publicis ne convainc pas -
Du côté des indicateurs, le baromètre ZEW de la confiance des milieux financiers allemands s’est effondré en mars, tandis que la Banque d’Espagne a revu à la hausse sa prévision de croissance du PIB pour 2018, estimant qu’elle atteindrait 2,7%, soit 0,3 point de plus que prévu fin 2017.
Parmi les valeurs, Publicis a perdu 4,03% à 56,72 euros. Le groupe a annoncé lors d’une journée investisseurs vouloir se transformer pour accélérer sa croissance organique à 4% en 2020, mais s’est fixé un objectif de marge plus modeste que celui évoqué précédemment.
CGG a profité en revanche (+2,90% à 1,63 euro) du relèvement de sa recommandation à "surpondérer" par Barclays.
Gecina a bénéficié également (+1,34% à 143,50 euros) de la remontée de la sienne à "acheter" par Natixis.
A l’inverse, Bic (-5,88% à 77,60 euros) a été pénalisé par le début de suivi de son titre avec la recommandation "vendre" par UBS.
Assystem s’est adjugé 0,63% à 31,90 euros, soutenu par un bénéfice net consolidé de 404,1 millions d’euros en 2017, gonflé par la vente d’activités dans l’automobile et l’aéronautique.
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