La Bourse de Paris recule, préoccupée par la Chine (-0,65%)
La Bourse de Paris reculait lundi matin (-0,65%), préoccupée par l’excédent commercial chinois qui alimente les craintes d’un ralentissement de la deuxième économie mondiale et prudente en attendant l’épilogue du Brexit et les résultats d’entreprises américaines.
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La Bourse de Paris recule, préoccupée par la Chine (-0,65%)
A 09H55 , l’indice CAC 40 perdait 30,60 points à 4.750,74points.
Wall Street a terminé en petite baisse vendredi, les investisseurs se plaçant en retrait après cinq séances de hausse, en attendant le début de la saison des résultats.
Les chiffres du commerce extérieur chinois en décembre ont "détérioré le tableau commercial(...), tandis que la situation économique mondiale devient de plus en plus préoccupante", observe Michael Hewson, chez CMC Markets.
Pour la deuxième année consécutive, l’excédent commercial de la Chine a globalement diminué en 2018, sauf vis-à-vis des États-Unis. Les exportationsde la Chine vers les États-Unis sont ressorties en hausse de 11,3% et ses importations n’ont progressé que de 0,7% l’an dernier.
Pékin et Washington ont fait assaut de représailles l’un contre l’autre, via des hausses de droits de douane, jusqu’à ce qu’ils déclarent une trêve de trois mois début décembre pour tenter de résoudre par la négociation leurs différends, dont celui du déséquilibre commercial.
La Chine s’emploiera cette année à apaiser les tensions commerciales avec les Etats-Unis, a déclaré son ministre du Commerce à la presse officielle, après de récents pourparlers avec des négociateurs américains.
"Ce début de semaine sera davantage rythmé par les premières publications de résultats aux Etats-Unis, par la poursuite du ’shutdown’ et par le vote à Westminter de l’accord de sortie négocié par Theresa May et son gouvernement", indiquent pour leur part les analystes du courtier Aurel BGC.
"L’Europe ne va pas offrir aux investisseurs de raison de se réjouir cette semaine", une fin au chaos du Brexit n’étant pas en vue, souligne de son côté Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.
La Première ministre Theresa May va une nouvelle fois presser les députés lundi d’approuver son accord de Brexit très largement conspué, sous peine de plonger le Royaume-Uni dans une situation "catastrophique", à la veille d’un vote crucial au Parlement.
Dans la zone euro, les investisseurs auront comme seul indicateur la production industrielle en novembre.
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a affirmé que l’Espagne, le dernier pays de la zone euro encore soumis à une procédure pour déficit excessif, devrait "très probablement"en sortir en mars.
Outre-Atlantique, la paralysie partielle des administrations fédérales des Etats-Unis a battu un record de longévité dépassant ainsi les 21 jours de "shutdown" pendant l’ère Bill Clinton en 1995-1996.
– Le luxe affecté par la Chine -
Les valeurs du luxe, secteur sensibleà l’économie chinoise, étaient toutes à la peine. Hermes perdait 1,39% à 489,50 euros, LVMH cédait 1,78% à 253,70 euros et Kering régressait de 1,16% à 401,20 euros.
Le secteur de la sidérurgie était également gagné par la morosité. Le titre Vallourec chutait de 3,80% à 1,80euro et Eramet perdait 2,42% à 62,50 euros.
L’action Euronext s’effritait de 0,67% à 51,65 euros après le lancement formel de son offre publique d’achat sur la Bourse d’Oslo, déjà révélée fin décembre, pour 625 millions d’euros.
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La théorie voudrait que ce dividende exceptionnel ne change rien, mais ce serait ne pas tenir compte de la psychologie des particuliers investisseurs... Décryptage.