La Bourse de Paris renoue avec la baisse (-0,75%) en l’absence des Etats-Unis
La Bourse de Paris a terminé dans le rouge (-0,75%) jeudi, dans un marché toujours caractérisé par une aversion au risque prononcée malgré des avancées sur le front du Brexit et alors que les places américaines sont restées fermées pour la fête de Thanksgiving.
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La Bourse de Paris renoue avec la baisse (-0,75%) en l’absence des Etats-Unis
L’indice CAC 40 a reculé de 37,36 points à4.938,14 points, dans un volume d’échanges faible de 2,3 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 1,03%.
La cote parisienne a ouvert en léger recul et a ensuite maintenu cette orientation baissière.
"La journée n’est pas typique puisque les marchés américains sont fermés, mais les contrats à terme sur les indices cotent aujourd’hui, or ceux-ci sont mal orientés, notamment sur le Nasdaq", a relevé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, analyste à IG France.
"Un sentiment assez négatif se manifeste donc malgré tout dans cette journée plutôt calme et sur la partie européenne, nous assistons à l’essoufflement du rebond" de mercredi, a-t-il ajouté.
De fait, la baisse des marchés actions est d’autant plus préoccupante, selon l’analyste, dans un contexte de possible détente concernant le Brexit.
L’UE et le Royaume-Uni ont en effet trouvé jeudi un accord provisoire sur la relation "ambitieuse" qu’ils espèrent bâtir après le Brexit, même si les négociations sur leur divorce sont encore loin d’être bouclées, à trois jours d’un sommet crucial.
Le sort de l’enclave de Gibraltar et la question des futurs droits de pêche des Européens dans les eaux britanniques font partie des principaux problèmes restant à résoudre pour conclure ces tractations d’une complexité inédite, à environ quatre mois du départ britannique.
"Le marché n’a pas surréagi" à cette information plutôt positive et l’on voit que "les bonnes nouvelles ne sont pas réellement saluées", a souligné M. Baradez.
Par ailleurs, plusieurs poches sectorielles ont participé de ce déclin du marché, notamment celui des services ou encore les valeurs financières et non pas un secteur en particulier, a-t-il précisé.
L’agenda des indicateurs est pauvre en publications en l’absence des investisseurs américains. En France, le climat des affaires est resté stable en novembre, malgré des perspectives légèrement dégradées sur le plan de l’emploi.
– Getlink gagne du terrain -
Sur le terrain des valeurs, Renault a grappillé 0,17% à 59,10 euros. Le conseil d’administration du géant de l’automobile Nissan, allié au groupe Renault, a décidé jeudi de limoger son emblématique président Carlos Ghosn, détenu à Tokyo pour des malversations présumées.
Getlink a profité (+2,29% à 11,18 euros) de l’avancée des négociations autour du Brexit, celles-ci ayant abouti jeudi à un accord provisoire entre l’UE et le Royaume-Uni sur la relation "ambitieuse" qu’ils espèrent bâtir après le Brexit, à trois jours d’un sommet crucial.
Rémy Cointreau s’est replié de 0,10% à 104,00 euros alors que le groupe a confirmé son objectif d’une croissance du résultat opérationnel courant sur l’année, à devises et périmètre constants, malgré des "effets de change défavorables" qui ont fait reculer de 4,3% son résultat net semestriel.
Pierre et Vacances a perdu 1,66% à 14,26 euros après le plan stratégique sur quatre ans présenté par le groupe visant le retour à une rentabilité "pérenne" pour le numéro un européen des résidences de loisirs, qui a annoncé avoir réduit sa perte nette annuelle.
LDC a décliné de 6,14% à 94,80 euros. Levolailler (Poulets de Loué) s’attend à un bénéfice d’exploitation annuel en retrait par rapport à celui de l’an passé, après avoir intégré quatre nouvelles entreprises, dont une partie de Doux cette année, et subit la hausse des céréales utilisées pour nourrir les poulets.
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