La Bourse de Paris reculait un peu jeudi matin (-0,43%), marquant une pause après avoir été rassurée au sujet du budget italien, à l’orée d’une séance qui devrait être plutôt calme.
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À 09H16 , l’indice CAC 40 perdait 23,88 points à 5.467,52 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,43%.
"La séance du jour devrait surtout être rythmée par l’analyse technique, puisque le CAC 40 se situe dans une zone d’indécision, et dans une moindre mesure par les fondamentaux économiques", a estimé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique de Saxo Banque.
La question budgétaire italienne continuait de dominer l’actualité européenne.
"Le marché semble avoir été rassuré par l’abaissement du niveau de déficit pour 2020 par le gouvernement italien, même si, fondamentalement, il est probable que l’objectif officiel ne soit jamais atteint en raison d’une prévision de croissance trop optimiste", a observé M. Dembik.
Le déficit en Italie atteindra 2,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2019, 2,1% en 2020 et 1,8% en 2021, a finalement déclaré mercredi le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, en présentant une version amendée du projet de budget.
La version initiale du projet prévoyait un déficit de 2,4% pour les trois prochaines années.
"Le ton plus conciliant a atténué les inquiétudes des opérateurs qui craignaient que la Commission européenne et le gouvernement italien se dirigent vers un fort affrontement plus tard dans lemois", a commenté Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
"Il reste un long chemin à parcourir étant donné que le budget doit passer par le Parlement italien avant d’être soumis à l’Union européenne", a-t-il toutefois nuancé.
La Commission européenne, qui avait jugéque les objectifs initiaux paraissaient "hors des clous", examinera le projet de budget italien à partir du 15 octobre.
Les investisseurs continueront à suivre de près le sujet.
– Les banques dans le vert -
En dehors de la politique, ils risquent d’avoir peu d’actualité à se mettre sous la dent.
Ils suivront toutefois plusieurs discours de représentants d’institutions européennes.
Danièle Nouy, présidente du superviseur unique des banques en zone euro, s’exprimera lors d’une conférence dans la matinée tandis que Benoit Coeuré, membredu directoire de la Banque centrale européenne (BCE), se prononcera en fin de journée devant des milieux d’affaires réunis à Châteaudun.
Du côté des indicateurs, les investisseurs surveilleront les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis.
En matièrede valeurs, le secteur bancaire, qui a récemment souffert du fait de son exposition à l’Italie, était bien orienté. Crédit Agricole gagnait 1,02% à 12,52 euros, Société Générale 0,54% à 36,96 euros et BNP Paribas 0,36% à 52,33 euros.
À l’inverse, les équipementiers automobiles évoluaient dans le rouge. Valeo était pénalisé (-2,82% à 33,80 euros) par un abaissement de sa recommandation par Exane BNP Paribas, tout comme Faurecia (-3,66% à 50,08 euros). Dans leur sillage, Plastic Omnium perdait 1,76% à 31,18 euros.
ADP s’adjugeait 1,01% à 190,50 euros, dans la foulée du vote par l’Assemblée nationale de la modification du régime juridique et du cahier des charges d’Aéroports de Paris, préalable à sa privatisation.
Korian bénéficiait (+3,32% à 32,36 euros) d’un relèvement de sa recommandation par Credit Suisse.
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