La Bourse de Paris s’élance dans le vert, après l’accord sur le Brexit (+1,36%)
La Bourse de Paris s’élançait dans le vert lundi matin (+1,36%) à la faveur de l’accord sur le Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, malgré un contexte encore dominé par de nombreux enjeux politiques.
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La Bourse de Paris s’élance dans le vert, après l’accord sur le Brexit (+1,36%)
À 09H30 , l’indice CAC 40 prenait 67,32 points à 5.014,27 points. Vendredi, ilavait fini en légère hausse de 0,18%.
La cote parisienne progresse "dans le sillage de l’accord de divorce entre l’Union Européenne et la Grande-Bretagne", ont estimé les experts de Mirabaud Securities Genève.
Après des mois de négociations, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont scellé leur divorce dimanche, en mettant en garde les députés britanniques qu’il n’était plus question de modifier cet accord négocié dans la douleur.
"La Première ministre Theresa May va lutter pour obtenir le soutien de son propre camp conservateur étant donné que denombreux parlementaires pro-Brexit et anti-Brexit n’apprécient pas l’accord conclu", a observé de son côté David Madden, un analyste de CMC Markets.
Theresa May réunit lundi matin son cabinet puis doit s’employer à convaincre avant Noël son pays et le Parlement d’avoir trouvé le"meilleur accord possible".
Un rejet de l’accord serait "un retour à la case départ" qui "ouvrirait la porte à plus de divisions et d’incertitude", avertira-t-elle, selon des extraits de son discours diffusés à l’avance.
Les investisseurs continuaient également à suivre les discussions entre l’UE et l’Italie.
Malgré le rejet de son budget, l’Italie a l’espoir que le dialogue avec Bruxelles permettra d’éviter des sanctions, a indiqué samedi soir le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.
– Saint-Gobain recherché -
Les investisseurs auront aussi "les yeux rivés sur l’évolution du prix du baril de pétrole", qui a plongé vendredi, et ils "attendront avec impatience la réunion du G20", prévue vendredi et samedi, ont indiqué les experts de Mirabaud Securities Genève.
"Le réel enjeu cette semaine reste la rencontre au G20 entre Trump et son homologue chinois Xi", a commenté de son côté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.
La plupart des observateurs "exclut un accord sur le fond", mais espère "assister à des signes de bonne volonté de part et d’autre, ce qui pourrait calmer lestensions boursières", a-t-il précisé.
Du côté des indicateurs, les investisseurs auront peu de données à se mettre sous la dent, en dehors du baromètre Ifo du moral des entrepreneurs en Allemagne pour le mois de novembre.
En matière de valeurs, Saint-Gobain gagnait 2,85% à 32,74 euros, soutenu par l’annonce du lancement de deux nouveaux processus de cession, dont celle de ses activités de distribution bâtiment en Allemagne qui représentaient 1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2017.
Le groupe a également annoncé une réorganisation de sastructure interne et nommé un nouveau numéro deux, Benoît Bazin, pour la mettre en place.
Renault prenait 1,99% à 61,74 euros, après avoir connu une semaine difficile. Le constructeur automobile a notamment lancé un audit pour vérifier les rémunérations de son PDG Carlos Ghosn, toujours en détention au Japon et qui nie catégoriquement toute malversation au sein du groupe Nissan.
TechnipFMC était soutenu (+2,42% à 20,32 euros) par un relèvement de sa recommandation à "maintenir" contre "réduire" précédemment par HSBC.
De même, Eurofins profitait(+5,29% à 368,80 euros) d’un relèvement de la sienne à "acheter" contre "maintenir" par Berenberg.
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