La Bourse de Paris s’inquiète de la Chine (-1,03%)
La Bourse de Paris reculait jeudi (-1,03%) après divers signaux inquiétants en provenance de Chine qui altèrent l’optimisme sur les discussions commerciales sino-américaines qui viennent de s’achever.
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La Bourse de Paris s’inquiète de la Chine (-1,03%)
A 09H50, l’indice CAC 40 perdait 48,18 points à 4.765,43 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,84%.
"La Chineinquiète encore", soulignent les analystes du courtier Aurel BGC.
Le "mauvais signal" a été envoyé par les ventes de voitures neuves en Chine, ont-ils précisé. Elles ont reculé en 2018, pour la première fois en 20 ans, en raison de la guerre commerciale avec les Etats-Unis qui a entamé la confiance des consommateurs et de la décision du gouvernement de Pékin de mettre un frein au financement.
"La nette décélération de la hausse des prix en Chine n’est pas un signal économique encourageant" non plus, ajoutent-ils. La progression de 0,9% est la plus faible endeux ans, et nettement inférieure aux prédictions des analystes.
"Mais surtout, l’optimisme quant à l’évolution des relations sino-américaines devrait commencer à faiblir, maintenant que la session de négociation s’achève", soulignent les experts. Ils estiment que "les investisseurs vont maintenant attendre du concret afin de déterminer si Washington et Pékin peuvent réellement s’entendre".
Les trois journées de négociations commerciales tenues à Pékin entre Chinois et Américains ont permis de "poser les bases" d’un accord, a affirmé jeudi le ministère chinois du Commerce.
Le président américain Donald Trump avait affirmé dans un tweet mardi que les discussions se passaient "très bien".
Sur le plan de la politique monétaire, les propos du patron de la banque centrale américaine Jerome Powell seront scrutés jeudi par les investisseurs. Ses commentaires apaisants de la semaine dernière avaient ramené un certain optimisme sur les marchés financiers.
En revanche, le compte-rendu de la réunion de politique monétaire de décembre de la Banque centrale européenne "ne devrait pas susciter un intérêt majeur, étant donné que la politique monétaire en zone euro est sur pilote automatique", estime Aurel BGC.
En Europe, la Première ministre britannique Theresa May a perdu un vote clé mercredi au Parlement, qui l’oblige à présenter sous trois jours un plan alternatif sur le Brexit en cas de rejet de l’accord de sortie négocié avec Bruxelles lors du vote prévu le 15 janvier.
Un Brexit sans accord, présenté par le gouvernement britannique comme une éventualité en cas de rejet par le Parlement de l’accord de divorce négocié avec l’Union européenne, serait "désastreux" pour le Royaume-Uni, a estimé jeudi le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark.
Entre-temps, la paralysie budgétaire se poursuit aux Etats-Unis. Donald Trump se rendra jeudi à la frontière avec le Mexique, au Texas, pour défendre son projet de mur et marteler son message sécuritaire, alors que la crise politique provoquée par le bras de fer budgétaire entre le président et ses opposants démocrates ne cesse de s’aggraver.
Seul indice économique européen de poids, la production industrielle en France a reculé de 1,3% sur un mois en novembre, effaçantla hausse de 1,3% enregistrée le mois précédent.
Les statistiques américaines devraient occuper le devant de la scène, avec notamment les revendications hebdomadaires au chômage.
– Le secteur automobile dévisse -
Tout le secteur automobile pâtissait du recul des ventes en Chine. Chez les équipementiers, Faurecia chutait de 4,49% à 35,54 euros et Valeo dégringolait de 3,31% à 26,85 euros. Chez les constructeurs, Renault perdait 0,55% à 56,33 euros et Peugeot reculait de 0,88% à 19,62 euros.
L’action Fnac Darty plongeaitde 4,26% à 56,15 euros, le groupe ayant évalué à environ 45 millions d’euros la perte de chiffre d’affaires fin 2018 en France et en Belgique en raison des manifestations des "gilets jaunes".
L’action Bolloré se repliait de 0,16% à 3,63 euros. Le groupe va perdre fin 2019 la concession du terminal à conteneurs du port de Douala , le plus grand port d’Afrique centrale, après 15 ans d’exploitation, selon un communiqué de ce port obtenu mercredi par l’AFP.
Parmi les rares titres dans le vert, le titre Sodexo gagnait 0,20% à 91,68 euros après avoir confirmé ses objectifs annuels.
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