La Bourse de Paris sans entrain dans l’attente de la réunion de la BCE (-0,24%)
La Bourse de Paris démarrait sur un léger repli jeudi matin (-0,24%), la circonspection étant de mise dans l’attente d’une réunion cruciale de la Banque centrale européenne, dans un contexte marqué par les craintes sur l’économie européenne.
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La Bourse de Paris sans entrain dans l’attente de la réunion de la BCE (-0,24%)
A 09H25 , l’indice CAC 40 reculait de 12,71 points à 5.276,10 points. La veille, il avait fini en recul de 0,16%.
Les opérateurs devraient éviter les positions tranchées avant de prendre connaissance du nouveau diagnostic de la Banque centrale européenne.
"La réunion du jour de la BCE sera peut-être à marquer d’une pierre blanche", ont relevé les experts de Mirabaud Securities Genève.
Face à une croissance plus molle que prévu et une inflation atone, la BCE devrait abaisser ses prévisions économiques pour la zone euro et discuter de mesures de soutien.
Une question demeure dans tous les esprits : "la BCE lancera-t-elle de nouveaux +TLTROs+ pour faciliter une nouvelle fois la transition vers la normalisation des politiques et protéger certaines des économies les plus fragiles de la zone euro", ont rapporté les experts de Mirabaud Securities Genève.
La piste d’une nouvelle salve de "TLTROs", des prêts bon marché accordés aux banques censés stimuler le crédit et la croissance, a été évoquée à plusieurs reprises ces derniers temps par des responsables de la BCE.
"Plusieurs annonces pourraient avoir lieu", ont ainsi estimé les experts de Mirabaud Securities Genève. "La tendance des marchés à court terme en tout cas en dépendra."
– JCDecaux se distingue -
Dans ce contexte, les questions géopolitiques semblaient passer au second plan.
Les investisseurs restaient toutefois suspendus à d’éventuelles avancées concrètes dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Côté européen, ils suivaient les discussions entre Bruxelles et Washington, qui pourraient éventuellement déboucher sur un accord commercial pour les biens industriels.
En matière d’indicateurs, l’agenda est fourni outre-Atlantique. Les crédits à la consommation pour janvier, les demandes hebdomadaires d’allocation chômage ainsi que la productivité pour le quatrième trimestre étaient attendus.
Du côté des valeurs, JCDecaux s’élevait de 5,04% à 27,92 euros, soutenu par un bénéfice net 2018 en hausse de 13,5% à 219,9 millions d’euros, sous l’effet notamment du changement du taux d’impôt fédéral aux Etats-Unis l’année précédente et d’une diminution des frais financiers.
Accor était pénalisé (-2,39% à 35,93 euros) par un abaissement de sa recommandation par Barclays.
Le secteur automobile était mal orienté : Valeo lâchait 3,27% à 26,66 euros, Peugeot 2,16% à 21,74 euros et Renault 1,40% à 58,61 euros.
ADP prenait 0,71% à 171,20 euros. La commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la loi PACTE a donné mercredi un nouveau feu vert à la privatisation d’Aéroports de Paris avant l’examen du texte en nouvelle lecture dans l’hémicycle.
Somfy gagnait 0,97% à 73,10 euros, malgré un recul de 11% de son bénéfice net en 2018, à 140,5 millions d’euros, pénalisé par des charges liées à l’arrêt d’un projet et subissant un rebond de l’impôt après des dégrèvements fiscaux en 2017.
Manitou ne parvenait pas à convaincre les investisseurs (-2,65% à 27,55 euros), en dépit d’un bénéfice net en hausse de 40% à 84,1 millions d’euros, tiré par une activité en hausse sur l’ensemble de ses marchés et géographies.
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