La Bourse de Paris se laisse gagner par l’enthousiasme (+0,92%) avant la BCE
La Bourse de Paris a terminé à proximité de son plus haut annuel de clôture (+0,92%) mardi, galvanisée à la fois par de bons résultats américains et par la perspective d’un discours accommodant de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.
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La Bourse de Paris se laisse gagner par l’enthousiasme (+0,92%) avant la BCE
L’indice CAC 40 a gagné 51,14 points pour finir à 5.618,16 points,après être monté en cours de journée jusqu’à 5.638,66 points, un plus haut en séance depuis le 22 mai 2018, dans un volume d’échanges modéré de 3,4 milliards d’euros. La veille, il avait fini en petite progression de 0,26%.
La cote parisienne a ouvert en hausse et a accru ses gains au fil de la séance.
Entre "d’un côté des résultats d’entreprises plutôt positifs, de l’optimisme autour d’une réduction des taux de la Fed et des discussions sur un futur voyage de l’administration américaine en Chine pour continuer d’avancer sur les négociations commerciales",cela fait "plusieurs catalyseurs plutôt positifs qui peuvent justifier une réaccélération des marchés", a expliqué auprès de l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.
"Nous avons eu aujourd’hui déjà des résultats plutôt positifs avec Coca-Cola et United Technologies, cequi tire les marchés américains à la hausse", a-t-il complété. "Des signes d’avancée sur le relèvement du plafond de la dette américaine" ont "également constitué un facteur de soutien".
Toutefois, la séance est restée "relativement calme" avant un déchaînement de résultatsd’entreprises à compter de mercredi et jusqu’à la fin de la semaine. Ils pourraient être synonymes de turbulences sur les marchés, d’autant que la Banque centrale européenne tient sa réunion de politique monétaire jeudi.
Après avoir affiché en juin sa détermination à soutenir l’économie, l’institution de Francfort devrait au minimum préparer les esprits jeudi à une baisse prochaine de taux, voire la décider selon certains commentateurs, une perspective qui réjouit les investisseurs.
Ces derniers ont également pris connaissance mardi de la victoire duconservateur Boris Johnson dans la course pour devenir Premier ministre britannique. Il a immédiatement promis un départ de l’UE le 31 octobre.
Téhéran lui a toutefois adressé mardi un avertissement en affirmant que l’Iran comptait bien protéger le Golfe, en pleine crise des tankersentre la République islamique et la Grande-Bretagne.
Du côté des indicateurs, les conditions d’octroi de crédits aux entreprises se sont tendues au deuxième trimestre 2019, au moment où des mesures de relance monétaire se préparent pour soutenir l’économie, selon une étude publiée mardi par la Banque centrale européenne.
Outre-Atlantique, les reventes de logements ont lourdement chuté en juin, selon les données de l’Association nationale des agents immobiliers américains (NAR).
– L’automobile met les gaz -
En matière de valeurs, Faurecia a été propulsé en tête du SBF 120 (+11,49% à 45,33 euros) par l’annonce d’un bénéfice net en hausse de 1% au premier semestre et la confirmation de tous ses objectifs annuels, malgré un environnement difficile pour l’industrie automobile, drainant l’ensemble du secteur dans son sillage.
Plastic Omnium a pris 8,29% à 24,30 euros, Valeo 6,22% à 28,50 euros, Peugeot 3,70% à 22,72 euros, Renault 2,53% à 52,59 euros et Michelin 1,83% à 108,60 euros.
Hermès a cédé 0,19% à 643,00 euros après avoir poursuivi sa trajectoire de croissance au deuxième trimestre, ses ventes atteignant 1,67 milliard d’euros grâce au succès de sa maroquinerie et à une dynamique toujours "très favorable" en Asie, tout particulièrement en Chine.
STMicroelectronics a progressé de 1,98% à 17,00 euros dans le sillage d’informations du Wall Street Journal selon lesquelles Apple serait en train de négocier le rachat de l’activité de puces pour smartphones de son compatriote Intel pour environ un milliard de dollars.
Sanofi s’est adjugé 0,60% à 75,86 euros, fort de l’annonce de la signature d’un accord avec Roche "en vue d’obtenir les droits exclusifs du Tamiflu" sur le marché américain de l’automédication, et qu’il conduira les négociations avec les autorités américaines pour que cet antigrippal passe en vente libre.
Edenred a profité (+1,77% à 46,09 euros) de l’anticipation d’un bénéfice opérationnel record et d’un bénéfice net en hausse de 17,9% au premier semestre.
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