La Bourse de Paris temporise (-0,06%) avant la Fed
La Bourse de Paris hésitait sur la marche à suivre (-0,06%) mercredi matin, reprenant son souffle après son envolée de la veille sur fond de propos accommodants de Mario Draghi et d’espoirs d’une amélioration sur le front commercial, et avant que la Fed ne rende son verdict.
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La Bourse de Paris temporise (-0,06%) avant la Fed
A 09H32 , l’indiceCAC 40 reculait de 3,20 points à 5.506,53 points. La veille, il avait fini en forte hausse de 2,20%.
"Hier, les actions européennes ont profité d’un jeu de vases communicants. L’effondrement des taux en zone euro après le discours de Mario Draghi a incité les investisseurs à privilégier les actifs plus risqués", a commenté dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.
"La hausse de (mardi) pourrait se prolonger tant les rendements obligataires sont au tapis désormais, mais elle paraît largement artificielle en Europe...Si la BCE est prêteà agir, c’est parce que les perspectives sont orientées à la baisse et non pas à la hausse", a-t-il complété.
"De nouvelles réductions des taux directeurs et des mesures d’atténuation visant à en limiter les effets secondaires font toujours partie de nos outils", a indiqué mardile président de la BCE Mario Draghi, en ouverture du séminaire annuel de l’institution au Portugal, ce qui a eu pour effet de faire plonger les taux d’emprunt européens et accélérer les marchés actions.
"L’information selon laquelle le président Trump et le président chinois Xi vont se rencontrer lors du sommet du G20 la semaine prochaine a également contribué à donner un coup d’accélérateur" aux Bourses, a souligné dans une note Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
Washington et Pékin, embourbés dans une guerre commerciale à l’issue imprévisible,ont envoyé mardi des signes de détente, annonçant la reprise du dialogue au plus haut niveau.
Donald Trump a révélé dans un tweet avoir eu une "très bonne conversation téléphonique avec le président chinois Xi" Jinping et annoncé leur rencontre la semaine prochaine lors du sommet du G20 au Japon.
L’attention des investisseurs devrait se porter ce mercredi sur la Réserve fédérale américaine (Fed), qui rendra sa décision de politique monétaire après la clôture des Bourses européennes.
Pressée par Donald Trump et les marchés de baisser ses tauxd’intérêt, la Banque centrale américaine devrait toutefois encore résister à assouplir sa politique monétaire mais se dire prête à le faire en cas de ralentissement.
– L’automobile a le vent en poupe -
Sur le front des valeurs, Tarkett profitait (+2,04% à 21,04 euros) del’annonce mercredi d’un objectif d’amélioration de sa rentabilité à l’horizon 2022, quand il visera une marge d’Ebitda (excédent brut d’exploitation) ajusté supérieure à 12%. Son nouveau plan stratégique comporte en outre des économies de coûts à hauteur de 120 millions d’euros entre 2019 et 2022.
Renault progressait de 0,58% à 55,05 euros. Le groupe automobile japonais Nissan a revu sa réforme de gouvernance afin de répondre aux demandes du constructeur français, son premier actionnaire, qui menaçait de bloquer la résolution lors de l’assemblée générale du 25 juin, rapporte mercredi le quotidien économique Nikkei.
Le reste du secteur automobile était également bien orienté, à l’instar de Plastic Omnium (+3,59% à 22,22 euros), Faurecia (+2,00% à 37,79 euros), Valeo (+1,86% à 25,71 euros) ou encore Peugeot (+1,97% à 21,78 euros).
STMicroelectronics bénéficiait (+2,55% à 14,87 euros) d’un début de suivi à "surpondérer" par Morgan Stanley tandis qu’Air France pâtissait d’un abaissement de sa recommandation à "conserver" contre "acheter" auparavant par HSBC.
EDF perdait 0,98% à 12,07 euros après que le PDGdu groupe, Jean-Bernard Lévy, a indiqué mardi que la reprise de certaines soudures de l’EPR de Flamanville (Manche) entraînerait un retard dans la mise en service du réacteur nucléaire.
Total grappillait 0,15% à 48,26 euros alors que quatorze collectivités ont pressé mardi le groupe pétrolier Total d’agir pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C et exigent un nouveau "plan de vigilance" plus ambitieux, faute de quoi elles pourraient l’attaquer en justice.
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