Cryptos : entrée en vigueur de la nouvelle réglementation, les CIF lâchent l’affaire
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Annoncée cette semaine, les émissions obligataires de la société Alphabet (maison mère de Google) n’ont pas laissé indifférents les investisseurs. Le géant technologique a émis mardi 10 février 2026 une obligation d’entreprise extrêmement rare, à échéance dans 100 ans, dans le cadre d’un programme d’emprunts de plusieurs milliards de dollars entrepris par la société pour financer ses ambitions en matière d’IA.
La société a levé près de 32 milliards de dollars en moins de 24 heures, selon Bloomberg , qui a été le premier à révéler l’existence de cette émission obligataire à 100 ans. Alphabet a émis des obligations libellées en livres sterling et en francs suisses mardi, après une émission obligataire de 20 milliards de dollars aux États-Unis la veille. L’obligation à 100 ans a été sursouscrite près de 10 fois, ce qui signifie que la demande des investisseurs a largement dépassé l’offre.
L’entreprise a émis pour 5,5 milliards de livres sterling (7,53 milliards de dollars) d’obligations libellées en livres sterling, réparties en cinq tranches, selon le document final consulté par Reuters. La tranche à 100 ans a permis de lever 1 milliard de livres sterling et porte un taux d’intérêt de 6,125 %. L’obligation centenaire de Google a suscité une demande près de dix fois supérieure au milliard de livres sterling initialement prévu, selon les données d’IFR. Elle offre un rendement de 6,05 %. La maison mère de Google a également levé 3,055 milliards de francs suisses (3,98 milliards de dollars) grâce à une émission obligataire en cinq parties couvrant des échéances de trois à 25 ans, selon une note d’un autre teneur de livre.
Pour les investisseurs européens, cette obligation est assortie d’un risque supplémentaire : le risque de change euro / livre sterling. En effet, cette obligation centenaire est émise en livre sterling. Un risque que les particuliers investisseurs ayant misé sur les indices actions américains maîtrisent désormais bien, après le fiasco de leurs investissements en 2025 lié à l’effondrement du dollar face à l’euro.
Evidemment, les investisseurs ne sont pas tenus de conserver leurs titres durant 100 ans. Ils pourront revendre leurs titres sur le marché. Mais attention, si les taux d’intérêts grimpent, le cours des obligations à taux fixe baisse. Ce n’est donc pas un placement sans risque, loin de là. Hormis le fait que la société Alphabet puisse faire défaut de remboursement de ses obligations, l’investisseur, hormis porter ses obligations jusqu’à leurs échéances, n’est pas assuré d’en tirer un profit.
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