Portrait : quel est le profil-type de ces jeunes investisseurs particuliers ? Avide de gains rapides ? Confiance démesurée ? Influençable ?

Portrait : quel est le profil-type de ces jeunes investisseurs particuliers ? Avide de gains rapides ? Confiance démesurée ? Influençable ?
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L’AMF a dévoilé ce 9 novembre 2023 une nouvelle étude réalisée par l’OCDE concernant le portrait des jeunes investisseurs sur les marchés financiers.

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Il ne s’agit évidemment pas de cumuler toutes ces offres pour empocher ces primes en euros. Ces offres de bienvenue sont toutes soumises à des conditions de souscription, parfois obligeant à faire du compte courant ouvert, son compte principal. Toutefois cela devrait permettre de choisir sa banque plus sereinement, en connaissance des offres de la concurrence.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce 9 novembre un communiqué de presse pour signaler la parution d’une de l’OCDE concernant les nouveaux investisseurs particuliers en France. ,Davantage jeunes, pour moitié investis en crypto-actifs, ils s’informent davantage sur les réseaux sociaux et ont tendance à surestimer leurs connaissances financières. Un portrait pas toujours très flatteur.

Peu de connaissance financière

Nous avons tous été jeune. L’excès de confiance est naturel. L’étude montre, si besoin était, un excès de confiance de ces nouveaux investisseurs à l’égard de leur niveau de connaissances en matière financière. Ils sont 73 % à estimer « élevé » chez les 18-24 ans, 75 % chez les 25-34 ans et 67 % en moyenne (contre 58 % des investisseurs de plus longue date). Interrogés sur des notions simples comme les effets de l’inflation, la diversification ou le rapport risque/rendement, plus de la moitié des plus jeunes n’ont répondu correctement qu’à deux questions sur six.

Des investisseurs influençables...

Les réseaux sociaux et influenceurs sont la première source d’informations des investisseurs les plus jeunes. Dans le choix des placements, ces nouveaux investisseurs consultent la documentation sur les produits, leurs proches et la presse spécialisée, mais aussi les réseaux sociaux, première source des 18-24 ans (41 %), et les influenceurs. Une petite partie 7 % ne cherche ni conseil ni information avant d’investir. Le type de sources consultées semble corrélé au niveau de connaissances financières.

Avides de gains rapides...

Si « gagner beaucoup d’argent rapidement  » avec leur investissement est la priorité de 73 % des sondés, ils expriment majoritairement leur préférence pour des produits au risque et au rendement modérés (61 %) et leur perception du risque semble limitée. Ces résultats ont permis de définir quatre profils d’investisseurs :

  1. Néophytes,
  2. Non-informés,
  3. Dynamiques,
  4. Consciencieux.

Des entretiens individuels destinés à approfondir leurs motivations et leurs besoins d’accompagnement ont été ainsi menés. Les attentes exprimées en matière d’information sont des contenus issus d’une source fiable, clairs, pratiques, ciblés, interactifs et au caractère ludique (« gamifiés »).

La vague COVID à l’origine de cette vague d’investisseurs

La moitié des 24% de Français investisseurs sur des placements financiers, soit 12 % de la population française adulte, a commencé à investir depuis le début de la pandémie de COVID-19. Ces nouveaux investisseurs sont majoritairement des hommes (64 %), de moins de 35 ans (56 % contre 21 % chez les investisseurs « traditionnels »). La part des femmes est plus élevée que chez les investisseurs de longue date. Ces nouveaux investisseurs vivent principalement en milieu urbain et déclarent un niveau de qualification, de revenus et un patrimoine supérieurs à la moyenne des Français. Cependant, les employés, les ouvriers et les étudiants sont plus nombreux que parmi les investisseurs traditionnels. Les trois quarts de ces nouveaux investisseurs détiennent plus d’un produit d’investissement. La moitié a investi dans les crypto-actifs, contre 25 % des investisseurs traditionnels. L’assurance-vie en euros est le deuxième produit le plus détenu (33 %), suivie de l’épargne retraite (29 %) et des actions cotées (24 %).

Investir sur le court terme

Leur horizon d’investissement est plus court : les deux tiers se projettent à moins de 10 ans (contre 37 % chez les investisseurs de plus longue date). Les raisons les ayant incités à investir sont d’abord la volonté d’augmenter la rentabilité de leurs avoirs et de les diversifier, mais aussi par curiosité (29 % contre 18 % chez les investisseurs traditionnels) ou par jeu (18 %). Ils sont par ailleurs 89 % à s’adonner régulièrement ou occasionnellement à des jeux d’argent (paris sportifs, loterie, casino). Une autre motivation ressort nettement, la volonté d’investir dans les placements durables, citée en premier par les 18-24 ans.

Méthodologie de l’étude : Le premier volet de cette coopération avec l’OCDE est une étude de terrain, réalisée par l’institut Audirep en avril 2023, et financée par l’Union européenne au travers de l’Instrument d’appui technique (IAT) de la Direction générale de l’appui aux réformes structurelles (DG REFORM). Cette étude a porté sur un large échantillon de plus de 8.000 personnes qui a permis d’interroger plus de 2.000 investisseurs particuliers, dont plus d’un millier ayant acheté pour la première fois ces trois dernières années des produits d’investissement.

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