Quatrième séance de recul à la Bourse de Paris, toujours inquiète d’un conflit commercial (-0,57%)
La Bourse de Paris a fini en recul lundi (-0,57%) pour la quatrième séance d’affilée, toujours inquiète du bras de fer commercial qui oppose les deux premières puissances économiques mondiales, les États-Unis et la Chine.
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Quatrième séance de recul à la Bourse de Paris, toujours inquiète d’un conflit commercial (-0,57%)
L’indice CAC 40 a perdu 28,94 points, à 5.066,28 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,5 milliards d’euros. Vendredi, il avait déjà perdu 1,39%.
Après des premiers pas en hausse, la cote parisienne a gardé un cap positif pendant l’essentiel de la journée, avant d’être à nouveau affaiblie par les craintes peu après l’ouverture de Wall Street.
"Nous avons assisté à un rebond qui n’a pas duré", a résumé auprès de l’AFP Marco Bruzzo, directeur général délégué de Mirabaud Asset Management. "Après une ouverture en fanfare, la Bourse de New York a un peu ralenti le pas, ce qui a tout de suite créé une importante fébrilité sur la place parisienne", a-t-il développé.
"Le marché reste nerveux. Il n’y a pas de panique, mais la cote n’arrive pas à se stabiliser après les fortes baisses enregistrées la semaine passée, malgré des déclarations du week-end qui tempèrent un peu les inquiétudes au sujet des mesures protectionnistes américaines", selon lui.
Après sa décision, prise unilatéralement le 8 mars, d’imposer des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium, Washington a franchi une étape supplémentaire jeudi en signant "un memorandum ciblant l’agression économique de la Chine", enclenchant un bras de fer entre les deux premières puissances mondiales.
Lundi, la Chine a appelé les États-Unis à "cesser l’intimidation et l’hégémonie économiques", tout en soulignant que Pékin gardait la porte des négociations "grande ouverte" pour éviter une guerre commerciale.
"Les chiffres macroéconomiques toujours très hauts mais qui ralentissent un peu, le décrochage du secteur technologique" dans le sillage de Facebook et la fragilité du secteur financier, "qui souffre de taux d’intérêts qui restent très bas", ont également pesé sur la cote, a estimé M. Bruzzo.
"Et dans cetenvironnement sous tension, les valeurs défensives" généralement recherchées en cas d’agitation, "n’ont pas non plus réussi à jouer leur rôle habituel d’amortisseur", a-t-il complété.
– Secteur bancaire en baisse -
Du côté des indicateurs, la séance a été calme avant une semaine un peu plus riche, qui sera toutefois écourtée d’un jour : de nombreux marchés, dont la Bourse de Paris, sont fermés vendredi pour le week-end pascal.
En matière de valeurs, le secteur bancaire a fini dans le rouge, Société Générale perdant 0,67% à 43,26 euros, BNP Paribas 0,61% à 58,88 euros, Crédit Agricole 0,19% à 13,14 euros et Natixis 0,69% à 6,62 euros.
Alstom a pris 0,47% à 36,06 euros, profitant de la signature de quatre contrats avec Trenitalia pour environ 330 millions d’euros.
Bouygues a reculé de 1,03% à 39,35 euros. Bouygues Construction a annoncé le rachat de la division services multi-techniques de l’énergéticien suisse Alpiq, Alpiq Engineering Services, une opération valorisée à 850 millions de francs suisses .
GeNeuro s’est envolé de 16,26% à 6,72 euros, dopé par l’annonce, avec Servier, de résultats positifs à 12 mois d’une étude de Phase IIb sur un traitement de la sclérose en plaques.
Naturex a également décollé de 41,68% à 134,60 euros, pour pratiquement s’aligner sur le prix proposépar le suisse Givaudan pour racheter le groupe.
Soitec a gagné 2,87% à 62,75 euros, se redressant après sa chute de vendredi.
Fnac Darty a rebondi (+3,01% à 83,90 euros), bénéficiant de rachats à bon compte après avoir été très chahuté depuis mi-janvier en raison d’inquiétudes liées à une météo défavorable ayant entraîné des fermetures de magasins.
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