Sixième séance de baisse à la Bourse de Paris toujours inquiète pour l’Italie (-0,20%)
La Bourse de Paris a fini en recul mercredi (-0,20%) pour la sixième séance d’affilée, toujours affectée par la vacance du gouvernement en Italie, mais l’ampleur de la baisse a été moindre que la veille.
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Sixième séance de baisse à la Bourse de Paris toujours inquiète pour l’Italie (-0,20%)
L’indice CAC 40 a perdu 10,71 points, à 5.427,35 points, dans un volume d’échanges élevé de 5 milliards d’euros. La veille, il avait terminéen repli de 1,29%.
La cote parisienne a passé toute la séance dans le rouge, sans cependant s’enfoncer nettement.
"Les craintes politiques liées à l’Italie restent prégnantes et l’aversion pour le risque est toujours vive dans ce contexte hasardeux", a expliqué à l’AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale de Oddo BHF Securities.
"Les valeurs financières sont toujours les plus touchées par cette situation", a-t-il complété.
"Le mouvement est malgré tout contenu. Les investisseurs ne s’inquiètent pas outre mesure. Dansle doute ils prennent quelques bénéfices, mais nous ne sommes pas dans un scénario de panique", a-t-il estimé.
Mercredi l’Italie attendait la formation du gouvernement de Carlo Cottarelli, après l’abandon dimanche soir d’un gouvernement d’union entre le Mouvement 5 étoiles et la Ligue (extrême droite), à la suite du veto spectaculaire du président, Sergio Mattarella, à un ministre des Finances anti-euro.
Aucun des grands partis n’envisage de voter la confiance au gouvernement Cottarelli, qui s’il est formé, devrait seulement expédier les affaires courantes avant des élections annoncées pour "après le mois d’août".
– Vivendi pénalisé -
"La baisse de l’indice a en outreété amplifiée aujourd’hui par le recul de Vivendi après la perte des droits de la Ligue 1 pour 2020-2024 par sa filiale Canal+.
Côté macroéconomie, l’OCDE a légèrement revu à la baisse ses prévisions pour la croissance mondiale cette année à 3,8% contre 3,9% en mars dernier, laissant sans changement celle pour l’année prochaine à 3,9%.
En Allemagne, l’inflation définitive en mai a nettement accéléré, à +2,2% sur un an, dépassant l’objectif fixé par la Banque centrale européenne pour la zone euro et les prévisions des analystes.
La croissance des États-Unis a pour sa part été modestement révisée en baisse au 1er trimestre affichant un rythme qui reste décent mais qui tarde à refléter la relance censée venir des coupes d’impôts de l’administration Trump.
En matière de valeurs, Vivendi a enregistré la plus forte baisse de l’indice avec un recul de 3,64% à 21,43 euros.
Très affecté par la crise italienne, le secteur bancaire a fini en ordre dispersé : Crédit Agricole a reculé de 1,29% à 11,89 euros, BNP Paribas a fini à l’équilibre (+0,07% à 54,24 euros) et Société Générale a retrouvé des couleurs (+1,34% à 37,48 euros).
Schneider a été pénalisé (-0,81% à 73,68 euros) par un abaissement de sa recommandation à "neutre" par Goldman Sachs.
A l’inverse Safran a profité (+0,35% à 100,75 euros) d’un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "neutre" précédemment par Oddo BHF, tout comme SES (+3,05% à 14,69 euros) relevé à "neutre" par Morgan Stanley.
Wavestone (ex-Solucom) a bondi de 6,58% à 162 euros, après avoir vu son bénéfice net progresser de 33% lors de son exercice annuel décalé 2017-2018, à 26,6 millions d’euros.
Voluntis a perdu 8,30% à 12,84 euros, pour sa première journée de cotation.
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