Tout le monde l’attendait depuis si longtemps, elle est arrivée, mais bien plus petite qu’annoncée. La baisse des prix sur Paris est, pour le moment, ridicule. Seulement 4.5 % de baisse sur un an, un non évènement ?
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Petite baisse des prix parisiens, rien de spectaculaire. C’est du côté des indices Meilleurs Agents-Les Echos qu’il faut regarder pour constater le franchissement symbolique à la baisse du seuil des 10.000 € du mètre carré sur Paris. D’après cet indice, le prix moyen du mètre carré parisien serait tombé à 9.944 euros au 1er septembre, marquant ainsi une baisse annuelle des prix à 4,5%. « Il s’agit du plus fort recul depuis vingt ans », affirme Thomas Lefebvre, de Meilleurs Agents. Toutefois, d’autres observateurs ne sont pas d’accord. D’ailleurs, l’indice COMPASS Kalstone Paris Residential Property Index (PARISSQM), celui utilisé par les professionnels de l’investissement immobilier résidentiel sur Paris ne donne pas cette information. En effet, le seuil des 10.000 € n’aurait pas été franchi. Cet indice confirme toutefois cette baisse.
Indice du prix du mètre carré résidentiel sur Paris (COMPASS Kalstone Paris Residential Property Index) (c) PARISSQM
Mais peu importe, ce qui ressort également est que la baisse est bien timide. Tout simplement car la demande est colossale. En dépit de tous les soucis de passoires thermiques, des contraintes de plafonds de loyers ubuesques, et ces autres recours aux compléments de loyers totalement déconcertants.
Ce nouveau cycle baissier s’explique par le renchérissement brutal du crédit, qui désolvabilise les candidats à l’emprunt. Il tient aussi à la poursuite des effets post-Covid, de nombreux ménages quittant la capitale en quête d’une meilleure qualité de vie, tandis que les investisseurs locatifs, qui autrefois achetaient des petites surfaces dans le but d’un complément financier, sont passés à autre chose. La chute des rendements locatifs sur Paris, accompagnés de son lot de tracas, avec notamment ce dossier des passoires thermiques, a fini de dissuader les particuliers investisseurs.
L’inquiétude des propriétaires monte face au calendrier coercitif de remise aux normes des passoires énergétiques. Beaucoup de propriétaires auraient ainsi déjà renoncé à mettre en location leurs biens. Toutefois, il convient de rappeler que les obligations de rénovations énergétiques ne sont pas applicables dans les copropriétés, dès lors que le propriétaire a montré toute sa volonté de les réaliser (vote pour en assemblée générale). Dans la majorité des copropriétés, les travaux de rénovation ne seront jamais effectués, car bien trop coûteux. Selon l’UNPI (Union Nationale des Propriétaires Immobiliers), « trois quarts des logements G et 70 % des logements E du parc locatif privé sont des appartements, donc vraisemblablement situés en copropriété. »
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