Le secteur de l’immobilier neuf se prépare à une quatrième année de crise
Plus de 22% de baisse pour les mises en chantier en 2025, l’immobilier neuf s’enfonce toujours plus dans la crise.
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Loin d’être d’une chute, la baisse des prix de l’immobilier parisien reste faible, de l’ordre de 5% sur le premier semestre (4.96 % selon l’indice PARISSQM, la référence en matière de suivi du prix du mètre carré de l’immobilier résidentiel sur Paris). Toutefois, la forte demande de logement sur la Capitale n’empêche pas la baisse des prix. Les acheteurs préfèrent patienter, car la baisse des prix se généralise dans toutes les grandes villes françaises. Il est pourtant vrai que certains indicateurs publiés font encore état de grandes villes où les prix ne baissent pas significativement, certaines ressortent même encore en hausse, ce qui est totalement ubuesque. Il convient toujours de ne pas oublier l’effet retard de ces indicateurs. Généralement, il faut compter 4 à 6 mois de retard sur la situation actuelle. L’indice PARISQM (Paris Residential Property Index) publié par COMPASS Kalstone, annonce de son côté, un effet retard de 7 semaines seulement par rapport à la réalité du marché. Cet indice Paris Residential Property Index est notamment utilisé par les financiers afin de couvrir leurs positions sur le marché de l’immobilier résidentiel parisien via des contrats futurs.
Les médias ne cessent de tourner en boucle sur les conditions de financement et les hausses de taux d’intérêt. Certes, les taux de crédit vont dépasser les 5% pour une partie des emprunteurs, mais ce n’est pas un réel souci. C’est réellement pénalisant pour les primo-accédants. Toutefois, le marché parisien intra-muros n’est pas réellement un marché de primo-accédant, même avant la remontée des taux. Le souci réel est la valorisation élevée des biens immobiliers après la bulle immobilière post-covid. Hormis le marché de l’immobilier de luxe, qui reste très particulier, cette fois-ci, ce sont bien les investisseurs, ceux qui ne financent d’ailleurs pas toujours leurs acquisitions à crédit, qui arbitrent en défaveur de la Capitale. Le coût exorbitant des rénovations imposées par les DPE, avec ces dates butoirs intenables ajoute une raison de passer son chemin. Les rendements sont en berne, pour des raisons évidentes, de loyers plafonnés et d’une fiscalité peu attractive. Avec la remontée des taux, les investisseurs arbitrent vers les marchés obligataires, plus rémunérateurs. La roue tourne.
En matière d’immobilier il convient de ne jamais se précipiter. Ainsi, contrairement aux propos des courtiers immobiliers, aucune réelle opportunité ne se présente actuellement. Il faut attendre que la baisse des prix s’effectue. Le marché de l’immobilier est un pachyderme, ses cycles sont toujours longs. L’année 2024 devrait permettre d’y voir plus clair.
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