Ce DPE est proche d’être un non sens dans sa disposition actuelle pour les petites surfaces, une simple question d’algèbre, faire des ratios par mètre carré n’a pas toujours du sens !
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Le diagnostic de performance énergétique (DPE) doit évoluer
Ce n’est en rien une surprise, tant les résultats sont ubuesques. Les professionnels confirment que le diagnostic de performance énergétique (DPE), dans sa disposition actuelle, pénalise les logements de petite taille. Afin de conserver une équité toute relative, le gouvernement souhaite logiquement corriger le tir. Cela permettrait également de faire sortir des zones rouges de nombreux logements étudiants. Sans réforme, de toute façon, la crise du logement dans les années à venir se transformerait en un total chaos. Dès 2025, les logements classés G au titre du DPE seront interdits à la relocation. Il en sera de même pour les F en 2028.
Une simple question d’algèbre
Le calcul de déperdition d’énergie par mètre carré est d’un rare non-sens. Les appartements de moins de 30 mètres carrés sont à plus de 31 % classés F ou G, et donc considérés comme des passoires thermiques, selon les chiffres de l’Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE) arrêtés au 1er janvier 2023. A comparer à moins de 16% pour l’ensemble du parc de logements. L’explication est simple : « Rapportée au nombre de mètres carrés, la surface déperditive d’un petit logement est supérieure à celle d’un grand logement », explique Jean-Christophe Protais, le président de Sidiane, fédération de diagnostiqueurs immobiliers. Pour le dire autrement, « la surface en contact avec l’extérieur est plus importante ».
De la taille des ballons d’eau chaude
En outre, « les équipements installés tels que les systèmes de production d’eau chaude sanitaire ou les chaudières sont souvent surdimensionnés par rapport au besoin réel et leur efficacité dégradée », poursuit l’expert dans ses propos publiés dans Les Echos.
Rien n’est joué
Mais rien n’est acté pour le moment, les "experts" tentent de se mettre d’accord. Un changement des logiciels de DPE serait un nouvel écueil probable, compte-tenu des expériences avec les changements précédents. Par ailleurs, il convient également de ne pas non plus favoriser les logements de petite surface, le but étant bien de parvenir à un meilleur état du parc immobilier.
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