Le secteur de l’immobilier neuf se prépare à une quatrième année de crise
Plus de 22% de baisse pour les mises en chantier en 2025, l’immobilier neuf s’enfonce toujours plus dans la crise.

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La reprise du marché immobilier reste encore toute relative en 2025, selon le dernier sondage interne auprès des 330 agences immobilières du réseau L’Adresse.
Afin de dresser un bilan du premier trimestre et de prendre la température pour le reste de l’année 2025, le réseau l’Adresse a réalisé un sondage interne auprès de ses 330 agences immobilières. Sans surprise, la reprise est bel et bien là, mais selon certaines agences, encore en dent de scie. Pour autant toutes constatent le retour de tous les types d’acheteurs et un marché plus fluide, et dans certaines, davantage de biens vendus sans négociation. Pour le reste de l’année 2025, les agences s’attendent en majorité à un marché plus dynamique qu’en 2025… à condition que les taux de crédit restent attractifs et que le contexte économique ne se dégrade pas.
Le réseau coopératif l’Adresse a réalisé, comme tous les 6 mois, un sondage interne auprès de ses 330 agences entre le 1er et le 10 avril, pour dresser un bilan du marché immobilier au 1er trimestre et dessiner des perspectives pour 2025.
Le réseau l’Adresse constate une réelle reprise du marché au 1er trimestre 2025 avec au global, une hausse des compromis signés de 20 % par rapport au premier trimestre 2024. Pour autant, dans certaines agences, comme en témoigne les résultats du sondage, cette reprise reste encore fragile. En effet, si près de 40 % des agences juge le marché dynamique au 1er trimestre, plus de 50 % considèrent que cette reprise est en dent de scie, avec de forts écarts d’activité (appels, visites, offres) selon les semaines et les mois. Seuls 11 % trouvent que le marché tourne encore au ralenti.
« Ce premier trimestre, qui dans l’ensemble été très bon, a été assez atypique, avec un excellement mois de janvier quasi-record dans certaines agences, puis en février et mars, un niveau d’activité plus aléatoire, en fonction des vacances mais aussi de la météo ! A Paris notamment, le beau temps n’a pas joué entre notre faveur car beaucoup ont voulu en profiter de leur week-ends plutôt que de faire avancer leur projet. Pour autant, les premiers jours d’avril confirment cette reprise de l’activité qui se dessine déjà depuis un semestre » analyse Brice Cardi, Président de l’Adresse.
Les zones dans lesquelles la reprise est la plus marquée sont les grandes villes qui ont vu leurs prix s’ajuster plus fortement ces derniers mois, mais aussi les zones littorales, toujours très attractives.
Alors que certains réseaux évoquent actuellement des hausses de prix, moins de 5 % des agences du réseau l’Adresse constatent des augmentations par rapport au dernier trimestre 2024, celles-ci étant essentiellement situées dans les zones littorales ou dans des zones où le marché est particulièrement dynamique, avec une offre limitée de biens. Toutefois si 95 % des agences n’observent pas de hausses des prix, la plupart constatent que les baisses de prix sont moins nombreuses. En effet, 30 % des agences vendent désormais des biens sans marge de négociation, contre seulement 5 % au T4 2024. « Davantage de biens se vendent donc au prix affiché : cela témoigne à la fois de la prise en compte des vendeurs des estimations faites par les professionnels et de leur écoute sur le prix de vente conseillé, mais aussi du fait que l’on arrive enfin à un alignement entre ambitions des vendeurs et capacité d’achat des acheteurs ! » analyse Brice Cardi
Reste que dans 70 % des agences, on constate encore des marges de négociation, de 4 à 7 % sur le prix affiché, mais pour un tiers des agences, jusqu’à 10 %, notamment en cas de mauvais diagnostic de performance énergétique, de défauts ou de travaux à réaliser.
Preuve de cette reprise générale du marché, tous les types d’acheteurs sont désormais de retour sur le marché, en particulier les secundo-accédants qui, pour certains décalaient leur projet depuis plusieurs mois, notamment dans l’attente de taux plus attractifs. Les primo-accédants, resolvabilisés par la baisse des taux de crédit mais aussi les moindres exigences des banques en matière d’apport personnel, sont également des moteurs du marché immobilier en ce 1er trimestre. En effet, avec des taux qui ont baissé de près 1 point en un an, passant de 4,2 % sur 25 ans à 3,40 % actuellement, un couple avec 4500 € de revenus peut emprunter 20 000 € de plus qu’il y a un an, avec un crédit sur 25 ans (300 000 € contre 280 000 € en avril 2024). Enfin, et c’est une excellente nouvelle, dans un contexte de volatilité boursière, les investisseurs sont également de retour, avec des biens qui leurs sont dédiés (T2 ou T3) vendus parfois en une journée dans des villes comme Toulouse ou Angers, confirmant le statut de valeur refuge de l’immobilier.
« Les raisons de cette reprise et ce retour des acheteurs sont simples : c’est à la fois grâce au retour à la raison des vendeurs qui acceptent d’ajuster leur prix, mais aussi à des taux plus attractifs qui font revenir les acheteurs, dans un contexte d’assouplissement des conditions d’emprunt, notamment concernant l’apport personnel » détaille Brice Cardi. Avec un vrai impact dans les grandes villes, qui avaient été le plus pénalisées par les exigences de 20 % d’apport sur des biens souvent vendus à plus de 400 000 €… Désormais, seuls 10 % d’apport - voire moins - peuvent suffire, soit 40 000 € au lieu de 80 000 € ! Une vraie différence pour les acheteurs, notamment les primo-accédants.
Pour l’année 2025, près de 70 % des agences prévoient un marché plus dynamique qu’en 2024, un chiffre en progression de 20 points par rapport à décembre 2024 (elles n’étaient que 50 % fin 2024), date du dernier sondage, et 28 % un marché identique. Moins de 5 % sont moins optimistes en pensant que le marché sera moins porteur.
Tout dépendra bien sûr de l’évolution des taux de crédit, et de la situation économique, dans un contexte de tensions liées à la hausse des droits de douane des deux côtés de l’Atlantique. « La bonne nouvelle est que l’immobilier apparait plus que jamais comme valeur refuge dans un contexte de volatilité boursière. Par ailleurs, les banques restent en forte conquête de clientèle, ce qui devrait permettre le maintien de taux de crédit attractifs, en dépit du contexte. D’autant que la Banque centrale européenne pourrait encore baisser ses taux. A nous professionnels d’accompagner nos clients pour les rassurer et leur expliquer qu’avec des taux encore aux alentours de 3 -3,5 %, une offre importante de biens à vendre et des vendeurs prêts à vendre au juste prix, c’est le moment d’acheter ! » conclut Brice Cardi.
Plus de 22% de baisse pour les mises en chantier en 2025, l’immobilier neuf s’enfonce toujours plus dans la crise.
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